Twilight Lunaison est un forum de rpg qui poursuit l'intrigue de Révélation, chapitre de la saga Twilight de Stephenie Meyer. Pour sa renaissance : une nouvelle intrigue, de nouveaux personnages, rejoignez-nous pour écrire l'histoire...
 

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Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=-

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MessageSujet: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mar 18 Jan - 19:30

Depuis ce jour, tout n’était que tristesse et souffrance… Depuis cette réception en Angleterre, ce jardin, cette jeune femme, son sang, Eléanore …
Depuis cette rencontre, Nathaniel n’était plus devenu que l’ombre de lui-même, accablé par la souffrance, la solitude et l’appel du sang qui s’était déclenché au contact de la jeune femme dans ce somptueux jardin.

Son père de sang, voyant son état et son mal être constant, décida de l'envoyer demander la main de la jeune femme et ayant promis une grosse dot à son père, espérant que Nathaniel la transformerait alors en une immortelle qui viendrait se rajouter à leur clan, le clan d’Amboisie et ainsi être la compagne de son fils adoptif, pour l’éternité sans doute.

Se dirigeant directement au manoir Mc Ashton, le ciel semblait en peine, gris et pleureur comme le cœur de cet immortel, se demandant si sa promise voudrait bien le revoir, encore une fois, et si elle voudrait bien de lui comme mari … Et comment allait il lui parler de sa condition ? Comment allait il pouvoir vivre au jour le jour à ses côtés sans lui faire de mal, car une idée était claire dans la tête de Nathaniel : il était impossible qu’il se résolve à la transformer.

Nathaniel se sentait très mal à l’aise durant tout le trajet et particulièrement sur le chemin du château : était ce son angoisse grandissante pour cette demande, sa réaction lorsqu’il verrait à nouveau Eléanore ou juste un mauvais présage ? …
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mer 19 Jan - 1:51

Je détestais tout cela... Cette vie, ces convenances, ce destin qui m'attendait : toutes ces choses me répugnaient et je savais que je ne pourrais y échapper. L'impossibilité de fuir ce tragique avenir qui se présentait à moi était sans nul doute ce qui était pour moi le plus difficile à accepter, moi qui avait toujours vécu jusqu'à il y a encore quelques semaines dans l'idée que tout un chacun était maître de son existence.

Passant à côté de ma coiffeuse, folle de rage, j'en balayais violemment de ma main la tablette envoyant voler les flacons de flagrances bien trop chères et les poudres inutiles qui s'y trouvaient. J'étais furieuse, perdue, désespérée... Me laissant glisser jusqu'au sol, ma robe s'écarta tout autour de moi : poupée de porcelaine dont la joie posée sur son visage venait à jamais de se briser. Je pleurais, toutes les larmes que j'avais bien trop longtemps réprimées coulaient le long de mes joues dans un sanglot irrépressible, l'ultime cri de détresse d'une âme en perdission... Une âme qui bientôt serait à jamais liée à une autre dont je ne voulais pas, quel qu'il soit.

Ce jour aurait pourtant être celui d'une fête, celle de mes 23 ans. Malheureusement c'est cette date fatidique qu'avaient choisi mes parents pour me convoquer dans la grande salle et m'annoncer par un discours cru que le soir-même le fils d'un important châtelain de la région viendrait me faire sa demande en fiançailles, que tout avait déjà été conclu et qu'il était hors de question que je tente ne serait-ce que de m'opposer à cet arrangement. Car oui, pour eux je n'étais que l'objet d'un "arrangement", une chose sans valeur aucune mais qui vaudrait des milles en honneur et titres lorsqu'elle serait mariée au plus beau parti...

A cette simple pensée, je frappai le sol d'un de mes poings crispés sous l'effet de ma tristesse. Anéantie, je ne ressentais guère plus la douleur physique : seul mon coeur semblait ralentir comme s'il devait s'éteindre, la flamme de mon innocence me quittait sans que je puisse y échapper...

Pourtant, j'aurais dû me réjouir. Celui qui allait apparemment demander ma main était cet homme si particulier qui avait su trouver les mots lors d'une réception donnée il y a un certain temps déjà. Mais même si je n'étais pas restée de marbre à ses paroles, je ne pouvais dire que j'avais ressenti pour lui de l'amour : de la sympathie serait plus juste, même si à son contact un sentiment de danger désagréable ne m'avait jamais quitté et dont je ne savais s'il était le fruit de mon imagination ou un mauvais présage.

*Qu'importe ! De toute manière, mon père me conduira à l'autel de force s'il le faut et cela tant qu'il pourra retirer un intérêt quelconque de la bague qu'on me passera au doigt* songeais-je pleine de dégoût et de colère.

Je ne sais combien de temps je restai là, sur le sol et pleurant toutes les larmes de mon corps sans que personne ne s'en soucie...
Ce fut Catherine, qui venant pour son travail du soir, me trouva ainsi prostrée et le visage mouillé de ma détresse. Elle était bien la seule qui m'ait toujours comprise, épaulée, soutenue et je savais qu'elle était ma seule amie ici même si à entendre cela mes parents auraient sans doute bondi. Séchant délicatement mes yeux, elle s'assit face à moi sur le sol et me prit dans ses bras sans dire mot. Vidée de toute énergie, je me laissais aller contre elle tandis qu'elle me murmurait :

- Tout ira bien mademoiselle, tout ira bien je vous le promets...

Seule Catherine aurait pu m'apaiser par ces mots, et c'est ce qu'elle réussit à faire. Puis sans plus un mot, nous nous relevions et elle m'aida à me préparer pour cette soirée de fiançailles que j'essayais en vain de chasser de mon esprit.

Enfin lorsque tout fut fini, que je fus dite prête alors que ce n'était qu'apparence, j'entendis des coups sourds contre la porte d'entrée de notre demeure. "Il" était arrivé : le bourreau mon père allait désormais pouvoir "me présenter" à mon fiance gardien intraitable de ma liberté. Secouant la tête comme si cette pensée pouvait être chassée d'un simple mouvement, je me repris. Catherine, voyant que j'étais sur le point de resombrer dans ces sentiments entre colère et immense chagrin, me prit à nouveau dans ses bras me soufflant à l'oreille :

- Vous verrez, tout se passera bien Eléanore.

- Merci Catherine, vous êtes la seule à avoir toujours été là pour moi... lui répondis-je à voix basse, presque inaudible.

Nous nous lâchâmes alors tandis qu'elle posa son regard sur la porte de ma chambre, signe funeste que j'allais devoir descendre affronter mon destin et la vie maudite qu'il me réservait : vie dont je ne voulais point si elle était pour n'être que soumission et niaises badineries. Néanmoins, consciente que je n'avais guère le choix que cela ou le couvent, je franchis non sans un pleur le seuil de ma chambre et rejoignis l'étage inférieur.

Là mon père discutait déjà ardemment avec celui qui semblait bien être le jeune homme de la réception, décidant de respecter les convenances qui pourtant me révulsaient je m'inclinai légèrement devant mon père puis devant lui la larme étant toujours cristalline sur ma joue. J'ajoutai à ce mouvement :

- Bonsoir, sir D'Amboisie.

Me redressant, je ne levais toutefois pas la tête, mon regard fuyant le sien dans un dernier espoir que tout cela ne soit qu'un bien cruel cauchemar...




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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mer 19 Jan - 12:30

Venant d’arriver au château, Nathaniel fit comme il se devait les présentations au père d’Eléanore, même si cela n’était pas nécessaire, après tout celui-ci cherchait à tout prix à se faire un nom parmi les grands d’Angleterre, et la famille d’Amboisie était des plus respectables et de grande nomination.
Cependant malgré la tournure que prenaient les évènements, Nathaniel avait une mine un peu sombre, et il semblait étrangement pâle : en un mot, il était inquiet. Inquiet de savoir ce qu’Eléanore allait penser de cette demande en mariage qui la révulserait tant … Il ne voulait pas la forcer, à aucun prix, et ça malgré qu’il se soit prit d’affection pour elle et que son désir de sang soit si fort. Une question trottait également toujours dans sa tête : en admettant qu’elle accepte de lui donner sa main, comment allait il lui annoncer qu’il était un vampire ? Comment allait-il pouvoir vivre à ses côtés dans la vie de tous les jours, sans épancher le si fort désir de son sang, comment allaient-ils pouvoir vivre leurs passions et toutes les expériences de la vie …
L’esprit de Nathaniel était rempli de réflexions de ce genre, auxquelles il n’avait d’ailleurs pas encore trouvé de réponse.


Après avoir échangé quelques salutations et mondanités avec Lord Mc Ashton, Nathaniel tourna la tête, afin de rendre le discret salut que lui avait adressé Eléanore. Celle-ci semblait en dépit de ses effets, assez pâle, et de petites larmes perlant sur ses joues étaient visibles de par les sens aiguisés du jeune vampire …


Comme je le pensais … Même si les dernières paroles que nous ayons échangés furent aimables et bien éclairées, l’idée de se marier, de restreindre encore le peu de liberté qu’il lui reste l’accable toujours, mais quoi de plus normal … La conscience est un bien lourd fardeau, avoir conscience de notre condition est ce qui nous rend malheureux et affligés par celle-ci.


Regardant la jeune femme avec attention, celui-ci se rapprocha alors d’elle et lui adressa avec douceur quelques paroles apaisantes tout en essayant d’afficher un doux sourire malgré les pensées et les désirs l’accablants :
-Bonsoir Mademoiselle Eléanore. Je vous en prie, relevez donc la tête. Je souhaiterais vous parlez si vous le permettez, pensez vous que cela soit possible ?



La regardant d’un air contrit, la tristesse envahi également le regard de l’immortel, en aucun cas il ne souhaitait la voir pleurer, et encore moins être la cause de tant de pleurs et de chagrin … Peut être aurait il mieux valu qu’il ne la rencontre jamais, que jamais ils ne se soient croisés, au moins il ne serait pas devenu la cause du chagrin de cette jeune femme pour laquelle il s’était tant épris, et il aurait continué à traverser seul les âges avec pour seule compagnie sa tristesse et une dévorante solitude …
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mer 19 Jan - 19:10

Mon regard baissé, je m'efforçais de ne pas sombrer : perdre maintenant ma seule fierté qui me restait m'aurait été insoutenable. Désormais patte de velours dans un gant de fer, je me devais d'oublier que tout ce qui se passait autour de moi n'était destiné qu'à me passer les premiers liens qui m'enchaîneraient bientôt toute entière dans une vie que je n'aimerais point. Je devais rester forte, c'était tout ce qui importait.

Alors que je finissais de renfrogner mon caractère, je vis Nathaniel se rapprocher de moi. Rien qu'à constater cela, je pinçai les lèvres en signe de désapprobation et de colère : je savais que le moment fatidique de la demande en fiançailles approchait et je me devais de rester calme même si ma seule envie était de m'enfuir, *n'importe où ailleurs serait mieux qu'ici en cet instant* songeais-je avec conviction. Des paroles douces s'élevèrent dans la pièce, vague réponse à mes salutations primaires :

-Bonsoir Mademoiselle Eléanore. Je vous en prie, relevez donc la tête. Je souhaiterais vous parlez si vous le permettez, pensez vous que cela soit possible ?

Décidément tout en lui m'effrayait. Même ses quelques mots pourtant si banals étaient remplis d'une nuance malsaine dont je n'arrivais à deviner la cause tant ils se voulaient rassurants par leur signification. *Peut-être cette idée de mariage me révulse-t-elle tant que je ne parviens à faire la part des choses et vois en cet homme un démon qu'il n'est pas ?* m'interrogeais-je intérieurement. Plongeant ainsi quelques secondes dans une réflexion, je dus m'en raviser : les yeux de mon père me fusillaient déjà, condamnée à mort si je ne répondais pas positivement à celui qui d'ici peu de temps serait mon fiancé.

A la simple pensée de ce terme, "fiancé", je fermai discrètement les paupières avant de les rouvrir brusquement. J'essayais de me sortir d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar qui malheureusement n'en était pas un, alors le plus affligeant était sans nul doute que je savais que cela irait de mal en pire au fur et à mesure que cette soirée puis les jours défileraient...

Relevant enfin le visage vers Nathaniel, je fis mine d'arborer un sourire illusoire comme j'en avais pris l'habitude depuis bien trop longtemps et lui répondis sur un ton aimable :

- Cela est parfaitement possible, sir D'Amboisie. Passons donc au salon si vous le voulez bien.

A cette phrase, mon père réagit exactement comme je l'attendais : un large sourire grotesque aux lèvres, les yeux rendus ronds par l'avarice, se frottant légèrement les mains tel un marchand ayant fait la meilleure transaction de sa vie,... Écoeurée, je constatais non sans un peu d'effroi que tout ce que j'avais pensé était bien la vérité. Pour lui, je n'étais rien, rien d'autre qu'une marchandise qui allait l'enrichir de quelques pièces d'or et lui donner accès à des bals plus prestigieux.

Mieux valait que je ne vois plus cet ignoble spectacle, c'est pourquoi, inclinant la tête vers la droite pour lui indiquer la direction, je passai une porte en chêne que je laissai ouverte à ma suite. Nathaniel entra à son tour et la ferma comme je m'y étais attendue.

Maintenant, seul à seul, je me sentais plus que jamais vulnérable. Le coeur en peine, la colère étant la seule qui me permettait de rester debout, je l'analysai en le parcourant du regard. J'avais gardé une certaine distance entre nous, en effet un sentiment de danger continuait de m'obséder sans que j'en connaisse la raison ni n'arrive à y poser d'explication rationnelle.

Impassible, je restai donc face à lui en espérant qu'il saurait abréger cette demande au plus vite car si c'était le cas je pensais pouvoir contrôler mes émotions et surtout la peine qui déchirait mon coeur...


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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Jeu 20 Jan - 11:31

En la voyant au premier coup d’œil, tout le monde aurait pu penser qu’Eléanore était comme à son habitude, d’une beauté éclatante mise en valeur par son radieux sourire d’une joie pleine. Cependant, Nathaniel avait remarqué que comme à leur dernière rencontre, la jeune femme dissimulait ses véritables émotions à la vue de tous.
Les premiers traits qui révélèrent ses véritable émotions à l’immortel était ses yeux : ils étaient très légèrement rouges, comme ceux d’une personne qui va, ou qui a pleurée … La deuxième chose, sans doute la plus évidente que même la vue imparfaite d’un humain aurait pu déceler, était les légères larmes qui avaient perlées sur ses joues rosées. Le dernier élément la trahissant était son visage : bien dissimulés par le maquillage, de petites plisses se formaient à cause des muscles contractés, on pourrait dire simplement qu’elle « serrait » les dents …
Laissant donc paraitre une autre émotion alors prédominante chez la jeune femme : la colère, une colère profonde, contre Nathaniel, contre son père, contre sa famille, contre cette société hypocrite et superficielle qu’elle détestait tant et qui l’avait conduit à voir toutes ses libertés enlevées les unes après les autres …


Bien que cela fut subtile, Nathaniel ne pu s’empêcher de remarquer les échanges de regards coléreux et chargés de rancœurs que s’étaient échangés Eléanore et Lord Mc Ashton. En vue de la situation déjà tendue, et de son propre état de nervosité et de tension, Nathaniel préféra garder le silence, espérant pouvoir du mieux qu’il puisse apaiser et rassurer sa future promise lors de leur entretien privé.

Arborant un beau sourire, bien que sans doute faux, la jeune femme répondu alors à la question de Nathaniel précédemment posée :
- Cela est parfaitement possible, sir D'Amboisie. Passons donc au salon si vous le voulez bien.
Nathaniel inclina légèrement la tête en signe d’approbation et la suivit alors.


Une fois entré dans le salon, Nathaniel ferma doucement la porte, en essayant de se montrer le moins menaçant possible. Se tenant à présent face à Eléanore, celui-ci lui sourit aimablement, espérant la mettre un peu plus à l’aise.

-Je m’excuse de vous importuner à une telle heure mademoiselle McAshton. Je pense que vous connaissez la raison de ma venue, mais si vous le permettez j’aimerais que nous abordions le sujet un peu plus tard. J’ai jugé important de vous parler avant toute chose.

-La première chose que j’aimerais vous dire est que … Je suis navré de la façon dont les choses se passent pour vous, j’ai le sentiment qu’une grande tristesse vous habite. Je ne pense pas être assez bien pour vous qui semblait être une jeune femme si éclairée et intelligente, cependant je vous demande de bien vouloir y réfléchir, en aucun cas je ne veux provoquer chez vous de la peine ou vous forcer à quoi que ce soit
dit il en baissant les yeux.

-Si vous n’acceptez qu’à cause de votre Père mademoiselle, que cela ne tienne. J’annoncerais si besoin est que j’ai finalement refusé le mariage, laissant à votre père le bénéfice de la dote qui lui fut versée et vous évitant je pense, plus de tracas que vous ne semblez déjà en avoir.



Contrôlant du mieux qu’il pouvait sa grandissante soif de sang, Nathaniel espérait que la jeune femme serait honnête avec lui, et surtout avec elle-même en donnant sa réponse.



Outre l’irrésistible appel de son sang, Nathaniel était tombé sous le charme de cette humaine avant même qu’il ne s’en rende compte, tout chez elle l’attirait. Il était fasciné par sa beauté, sa grâce, sa perspicacité et son esprit libre. Plus que tout, la seule chose à laquelle il aspirait été d’être heureux avec elle et de la combler du mieux qu’il lui soit donné de faire.

[HRP : Navré la qualité de mes RPs laissent à désirer ses derniers temps, je tacherais de me rattraper dans les prochains, si tu as des choses à faire changer n'hésites pas à me le signaler]
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Lun 24 Jan - 0:10

Tandis que je m'étais placée à l'autre bout de la pièce, réflexe de protection envers cet homme qui même s'il m'avait paru moins antipathique que tous ces autres bourgeois à la redingote parfaite et au sourire niais m'inspirait toutefois une crainte que je ne pouvais expliquer. En sa présence, je me sentais comme une souris prise dans les pattes d'un chat aux griffes aiguisées dont je ne savais si j'arriverais à les éviter assez longtemps pour rester en vie. Cette métaphore me semblait bien idiote et pourtant c'est ce que je ressentais dans mon coeur qui battait à présent la chamade : peur, colère et tristesse mêlés ne me permettant pas de l'apaiser, bien au contraire.

Une fois qu'il eût franchi la porte, je le regardai s'approcher prudemment de moi alors qu'un doux sourire éclairait son visage à la peau d'une blancheur très surprenante sous la lueur des bougies et des lampes à huile. Il était certain qu'il désirait me parler, mais aurait-il la gentillesse de ne pas me demander directement en mariage ? Rien n'était moins sûr, ou du moins c'est ce que je pensais avant qu'il ne m'annonce :

-Je m’excuse de vous importuner à une telle heure mademoiselle McAshton. Je pense que vous connaissez la raison de ma venue, mais si vous le permettez j’aimerais que nous abordions le sujet un peu plus tard. J’ai jugé important de vous parler avant toute chose.

Surprise par ces paroles, je n'en restais pas moins méfiante. Les sourcils très légèrement froncés indiquaient mes sentiments que je n'avais presque plus la force ni le courage de dissimuler : tout s'était précipité et même si j'étais une femme douce et sage, je ne pouvais accepter le funeste destin qui m'attendait. C'est donc muette et vide de toute énergie que j'écoutais la suite de son discours, non sans qu'une partie de mon esprit ne soit plongé dans de sombres pensées.

-La première chose que j’aimerais vous dire est que … Je suis navré de la façon dont les choses se passent pour vous, j’ai le sentiment qu’une grande tristesse vous habite. Je ne pense pas être assez bien pour vous qui semblait être une jeune femme si éclairée et intelligente, cependant je vous demande de bien vouloir y réfléchir, en aucun cas je ne veux provoquer chez vous de la peine ou vous forcer à quoi que ce soit, dit il en baissant les yeux.


*Est-il malheureux pour moi ? Me comprend-t-il vraiment ?*. Plein d'interrogations s'entrechoquaient à présent en moi, perturbant d'autant plus mon âme en peine. Je ne savais s'il voulait me flatter pour mieux m'attirer dans ses filets alors qu'il disait ne point me mériter ou si, au contraire, il me considérait réellement comme une personne à part entière... Cette dernière question était la plus importante à mes yeux car si c'était le cas, c'était qu'il était bel et bien différent de ces autres hommes qui ne voyaient les femmes que comme des objets prêts à assouvir leurs moindres désirs... Perplexe, j'écoutais la fin ses dernières phrases qu'il parut prononcer dans un souffle.


-Si vous n’acceptez qu’à cause de votre Père mademoiselle, que cela ne tienne. J’annoncerais si besoin est que j’ai finalement refusé le mariage, laissant à votre père le bénéfice de la dote qui lui fut versée et vous évitant je pense, plus de tracas que vous ne semblez déjà en avoir.


L'impensable venait de se produire. Complètement dépassée par ses paroles, je restai sans bouger encore une minute en plongeant ainsi la pièce dans un lourd silence. Mes yeux se plongeaient dans les siens : *comment cela était-il possible qu'il soit prêt à renoncer alors que ce mariage avait été demandé par son père, le duc D'Ambroisie ? Serait-il prêt à désobéir à son père pour une jeune femme qu'il connait à peine ?* Mon esprit s'affolait, que penser de tout cela je ne le savais guère. Continuant de le contempler sans un mot, je remarquai un instant une lueur d'un rouge sanguin dans ses yeux d'un noir de jais, cette étrange vision ne me détourna toutefois pas de l'analyse que mon esprit tentait vainement de réaliser.

*Que puis-je lui répondre ?* songeais-je. Mon coeur voudrait plus que tout lui demander de m'accorder cette faveur, qu'il annonce l'annulation du mariage tel qu'il le décrivait, mais j'avais conscience que ce n'était pas cela qui résolverait mes angoisses et que malgré la forte somme qui lui serait accordée le marquis, mon père, ne se détournerait pas de l'idée de me marier et que bientôt un autre homme se tiendrait là à la place de celui-ci. Ce second n'aurait sans doute pas la délicatesse de sir D'Ambroisie, ni sa bonté et bien vite mes pires craintes viendraient me prouver leur véracité...

Ma vue me sembla devenir floue tandis que des larmes montaient à nouveau à mes yeux noisette. Je ne pouvais plus guère les retenir, moi qui venait de prendre une décision : un choix crucial que j'espérais ne pas regretter mais qui en cet instant me paraissait le plus cessé, le plus sage et surtout le plus naturel.

- Sir D'Ambroisie... commença-t-elle d'une voix douce mais dans laquelle une oreille attentive aurait pu ressentir quelques trémolos. Votre offre me touche beaucoup et je dois vous avouer, sans vouloir vous offenser, qu'elle me conviendrait au vue de mon désir de liberté et d'indépendance.

Sans m'en rendre compte, je fis quelques pas vers lui en disant ses paroles avant de me raviser et de m'immobiliser à environ deux mètres de lui. Mon regard implorant plongé dans le sien, racontait à lui seul tout ce qui suivit :

- Toutefois... Vous devez comprendre une chose : si votre père vous laisse annuler ce mariage, le mien ne se lassera pas de vouloir me marier pour autant et cela même s'il reçoit les joyaux qui lui ont été promis. Même si je dois le respecter, c'est un homme avare et envieux qui ne cherche qu'à m'utiliser pour augmenter sa condition et rien de plus...

Les larmes coulaient désormais le long de mes joues sans que je puisse les retenir et en ce moment unique où j'allais énoncer tout haut la plus grande mais aussi la plus dure décision que j'aurais sans doute à prendre dans ma vie, je me moquais que ces pleurs soient visibles. Après tout, il devait savoir : le masque était tombé, du moins pour ce qui me concernait et j'espère de tout coeur qu'il avait été sincère avec moi, sans quoi le regret de mon choix habiterait mon âme pour l'éternité.

C'est alors que les yeux baissés, j'annonçais, résolue :

- Un autre viendra après vous, vous savez... Et je ne puis me résoudre à épouser quelqu'un qui n'aurait pas au moins autant de compassion que vous semblez en posséder. Je ne pourrais me résoudre à épouser quelqu'un qui ne me demanderait pas mon avis comme vous venez de le faire. Et surtout je ne pourrais me résoudre à épouser quelqu'un qui n'aurait pas remarquer que j'irais à l'autel la mort dans l'âme...dis-je en relevant légèrement les yeux vers lui.

Je n'osais mettre plus de mots sur ma décision, à voir sa mine hagarde j'étais sûre qu'il avait compris...compris que je l'avais choisi lui plutôt qu'un autre et cela même si pour à l'heure actuelle aucun sentiment autre qu'une extrême sympathie et une immense reconnaissance envers lui n'habitait mon coeur...




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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Dim 30 Jan - 5:02

La jeune femme se tenait à l’autre bout de la pièce, observant avec méfiance Nathaniel. L’écoutant lui expliquer son problème, lui proposant l’angoisse au ventre ce qui pourrait l’en dépaître, et observant, écoutant, les réactions d’Eléanore à ses dires.
De son visage d’ange, les émotions commençaient à déborder, le masque d’une jeune femme souriante et docile commençait à se fissurer, des froncements de sourcils de plus en plus importants se virent, suivis rapidement de larmes et de grimaces de souffrance et de colère.


Le masque à présent entièrement tombé, Nathaniel pouvait voir la plénitude de sa tristesse, la piège de sa condition et le déterminisme dans lequel elle semblait s’être abandonnée … Si seulement, elle savait pour lui … Peut être d’ailleurs vaudrait il qu’elle ne le sache jamais.

Tout en versant quelques larmes, elle lui répondit :
- Sir D'Ambroisie...
commença-t-elle d'une voix douce mais dans laquelle une oreille attentive aurait pu ressentir quelques trémolos. Votre offre me touche beaucoup et je dois vous avouer, sans vouloir vous offenser, qu'elle me conviendrait au vue de mon désir de liberté et d'indépendance.

Avançant alors de quelques pas en ma direction, elle me regarda droit dans les yeux, et continua d’une voix quelque peu chancelante à s’adresser à Nathaniel, dans la plus grande sincérité.
- Toutefois... Vous devez comprendre une chose : si votre père vous laisse annuler ce mariage, le mien ne se lassera pas de vouloir me marier pour autant et cela même s'il reçoit les joyaux qui lui ont été promis. Même si je dois le respecter, c'est un homme avare et envieux qui ne cherche qu'à m'utiliser pour augmenter sa condition et rien de plus...

Son visage, il est si triste … Sur ses joues, de petites larmes perlent sans retenue à présent … Elle est si belle, et si triste … Plus jamais je ne veux la voir comme ça, je ne laisserais plus cela se produire, j’allègerais son fardeau du mieux que je le pourrais afin que ça n’arrive pas, je prendrais sa tristesse et sa peine afin de ne lui laisser que la joie et le bonheur, quelque en soit le prix.


A ma grande surprise, elle n’avait cependant pas fini : avant que je n’ouvre la bouche afin de lui répondre, Eléanore reprit en baissant quelque peu les yeux …

- Un autre viendra après vous, vous savez... Et je ne puis me résoudre à épouser quelqu'un qui n'aurait pas au moins autant de compassion que vous semblez en posséder. Je ne pourrais me résoudre à épouser quelqu'un qui ne me demanderait pas mon avis comme vous venez de le faire. Et surtout je ne pourrais me résoudre à épouser quelqu'un qui n'aurait pas remarqué que j'irais à l'autel la mort dans l'âme...
dit-elle en relevant légèrement les yeux vers Nathaniel.


Ces mots brisèrent le cœur de Nathaniel : même s’il le savait et qu’il s’était préparé, elle ne l’aimait pas c’était un fait, un fait aussi douloureux qu’une lame au cœur, lui causant une infinie tristesse qu’il dissimula à la jeune … Ces mots ne l’aidèrent pas : ils étaient le reflet de sa condition, condition qu’il trouvait détestable par ce à quoi elle était forcée ; à savoir l’épouser par dépit à cause de son père …
A l’entente de ces mots, ce fut Nathaniel qui baissa les yeux, visiblement pensif, le regard triste.


Elle ne m’aime pas … Je ne lui suffis pas … Elle ne m’aime pas … Si je … Peut-être devrais je quand même l’épouser, juste pour la libérer de sa condition, pour lui rendre la liberté perdue et je vivrais pour l’éternité dans les ténèbres de la solitude…


Nathaniel fit alors un pas, et prit avec douceur la main droite de la jeune femme dans les siennes, se mettant à genou devant elle, la regardant dans les yeux.

-Mademoiselle Eléanore, je comprends la situation dans laquelle vous vous trouvez je pense, sa complexité ainsi que les sentiments qu’elle vous inspire. Malgré tout, je ne veux pas que celle-ci vous obliges à m’épouser. C’est pourquoi, si vous le permettez j’aimerais dire ceci : de tout cœur, j’espère qu’un jour vous pourrez éprouver ce que je ressens pour vous, pour cela je promets de faire de mon mieux afin que ce mariage qui est contrainte pour vous, devienne le chemin de votre épanouissement et de votre liberté future. Je ne vous forcerais jamais mademoiselle, en rien et pour aucune raison que ce soit, et je jure ici à vos pieds, de faire mon possible afin que vous puissiez être heureuse, quelque qu’en soit le prix ou les larmes à verser pour y parvenir.

-Que ces mots prononcés, puissent ils devenir symbole de mon engagement envers vous mademoiselle. Afin de vous faciliter ce mariage, je vous propose de nous fiancer maintenant si vous voulez bien de moi, et que soyez seule maîtresse à fixer la date du mariage, lorsque vous vous sentirez prête et au plus apaisée, laissant ainsi si vous le désirez, plus de temps pour nous connaitre et garantissant je pense votre tranquillité.



C’est avec tristesse que ces mots formèrent le serment de Nathaniel, il craignait de la forcer, et qu’elle ne l’aime jamais en retour comme lui il l’aimait. Sans doute jamais de sa vie, et de son après vie, il ne se senti aussi triste en un seul instant, une tristesse qui lui suffit à passer outre sa soif de sang et ses désirs pour la jeune femme.



Maintenant, il craignait sa réponse, comment allait elle prendre sa demande ? Est-ce que cette histoire qui allait devenir la leur, se passerait sereinement en les rendant heureux tout deux ? Pour l’heure, Nathaniel avait un mauvais pressentiment, mais est ce lié à sa demande ou à un autre évènement sans rapport ?...
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mar 1 Fév - 16:10

Mon coeur, mon esprit, tout en moi semblait s'être brisé lorsque mes paroles furent finies. Ma décision était douloureuse mais une petite voix en moi me disait qu'elle était la bonne et que même si une sensation si particulière de danger m'habitait en présence de Nathaniel, celui-ci ne pouvait être plus mauvais que ces bourgeois gâtés qui lui auraient succéder. Au contraire, en lui je sentais une sensibilité à fleur de peau, des émotions tellement exacerbées que je ne pouvais douter qu'il était différent des autres. Après tout, ma vie ne serait peut-être pas si maudite que je l'avais pensé : peut-être que même si le bonheur n'habiterait pas mon coeur, je ne serais au moins pas malheureuse...

Quelque chose au fond de moi, me murmurait que je ne regretterais pas mon choix même si cela était en cet instant ma plus grande peur. C'est alors que sans que je m'y attendes, je vis Nathaniel baisser le regard en réponse à mes dernières paroles. Même si je n'avais osé y croire jusqu'à présent, sa réaction l'avait trahi et m'avait confirmé un doute qui s'était glissé en moi depuis notre rencontre : quelque chose dans son regard était profond comme s'il était dévoré, dévoré par un amour incompris...
Car oui, ses yeux si plein de tristesse qui venaient de de se détourner des miens me prouvaient que les mots que j’avais prononcé avaient eu sur lui un effet que je trouvais bien étrange, imprévu, incompréhensible… Comment pouvait-il ressentir un tel attachement pour moi alors que nous nous connaissions à peine ? Est-ce cela qu’on appelait un coup de foudre ?

Toutes ces questions flottaient, embrumant mes pensées. Je ne pouvais comprendre ce chagrin qui venait de l’envahir à la seconde à laquelle il avait compris qu’il n’était rien de plus pour moi qu’un homme que je trouvais meilleur que les autres et qui aurait la tâche de me passer l’alliance à mon doigt devant l’autel. Il en avait conscience. Et à contempler sa mine exprimant une détresse intense, il savait que je ne l’aimais pas autant qu’il m’aimait… Jamais je n’aurais pensé faire du mal à quelqu’un, moi qui étais si douce, si calme, si prévenante envers mon prochain. Seulement j’avais blessé celui qui pourtant allait lié son destin au mien jusqu’à la fin de notre vie, je lui avais brisé le cœur : je le ressentais au plus profond de moi, même si je ne savais comment une telle compréhension de sa douleur était possible…

Mon regard posé sur son visage n’était que compassion lorsqu’il releva progressivement la tête avant de faire un pas dans ma direction. Me prenant ma main droite dont le sang qui la parcourait sembla se figer, refroidi, au contact de sa peau qui semblait faite d’un marbre gelé. Cela me pétrifia un instant, perplexe je réfléchissais brusquement à la maladie qui pourrait provoquer tel température que seul un cadavre aurait pu arborer. Toutefois cette réflexion n’étant sans doute qu’une fuite désespérée vers mon monde intellectuel dans lequel j’aimais me perdre lorsque les événements semblaient m’enfermer dans leur étau. J’en sortis donc bien vite quand je vis Nathaniel s’agenouiller devant moi et commencer ce discours :

-Mademoiselle Eléanore, je comprends la situation dans laquelle vous vous trouvez je pense, sa complexité ainsi que les sentiments qu’elle vous inspire. Malgré tout, je ne veux pas que celle-ci vous obliges à m’épouser. C’est pourquoi, si vous le permettez j’aimerais dire ceci : de tout cœur, j’espère qu’un jour vous pourrez éprouver ce que je ressens pour vous, pour cela je promets de faire de mon mieux afin que ce mariage qui est contrainte pour vous, devienne le chemin de votre épanouissement et de votre liberté future. Je ne vous forcerais jamais mademoiselle, en rien et pour aucune raison que ce soit, et je jure ici à vos pieds, de faire mon possible afin que vous puissiez être heureuse, quelque qu’en soit le prix ou les larmes à verser pour y parvenir.


Il me comprenait, il voulait mon bien… Je restais sans mot devant ces affirmations qui résonnaient dans mon esprit comme des échos douloureux déjà bien trop souvent entendus. Pourtant prononcé du bout de ses lèvres cela sonnait tellement juste… Que penser de lui, que penser de ses paroles ? Je ne le savais plus. J’avais perdu toute sagesse au moment même où il m’avait avoué par son regard rempli de malheur qu’il ne tentait pas de m’utiliser par cette demande en mariage, mais qu’il tentait juste d’être heureux en épousant celle qu’il aimait.

Avec attention, je continuais néanmoins à écouter la suite mélodieuse de ses paroles. Doucement mais avec tant de facilité, mon cœur se morcela lorsqu’il me confirma mon ressenti, qu’il me confirma ses intenses sentiments. Jamais je n’aurais voulu entendre ses mots d’amour, pas dans cette journée, pas en ce moment. Mes yeux cherchaient un élément qui semblait invisible à mon regard, mon âme tentait de se raccrocher à une pensée pour m’éviter de sombrer… Mais rien ne venait me sauver, j’étais seule face à lui, face à mon avenir, face à ma souffrance, la souffrance d’avoir fait du mal à un autre à cause de mon égoïsme, à cause de mon désir de liberté : j’avais fendu son cœur en le tranchant de l’épée de damoclès qu’il devait pourtant savoir suspendue au-dessus de sa tête lorsqu’il était venu me demander en fiançailles.

J’avais été égoïste, cela ne me ressemblait pas. L’orgueil jamais ne m’avait habité aussi grande, jamais je n’avais pensé qu’un souhait pouvait briser celui d’un autre… Mon fort intérieur n’était désormais plus qu’un champ de bataille : l’un se battant avec pour étendard ma liberté, l’autre luttant avec pour devise la compassion. Lequel gagnerait cette guerre idéologique ? La suite de sa déclaration allait en décider :

-Que ces mots prononcés, puissent ils devenir symbole de mon engagement envers vous mademoiselle. Afin de vous faciliter ce mariage, je vous propose de nous fiancer maintenant si vous voulez bien de moi, et que soyez seule maîtresse à fixer la date du mariage, lorsque vous vous sentirez prête et au plus apaisée, laissant ainsi si vous le désirez, plus de temps pour nous connaitre et garantissant je pense votre tranquillité.

En finissant, ses yeux brillaient d’une lueur particulière : elle n’était pas de celle qui implore mais de celle qui offre. Il n’avait pas pitié de moi, il ne me considérait pas comme inférieure, il voulait que je me tranquillise, il voulait me ménager : me protéger…

Complètement désorientée par ma conclusion qui pourtant était des plus sûres, je savais désormais que mon choix avait été le bon. Même si je n’éprouvais pour lui une passion similaire à celle qui emplissait son cœur et dévorait son âme, je savais que je pourrais être heureuse et que je pourrais le rendre heureuse. La compassion venait de gagner la lutte interne qui m’habitait. Loin de la pitié, ce sentiment plus pur venait de prendre le dessus.

Ainsi doucement, je me laissais choir au sol jusqu’à être à sa hauteur. Ma robe couleur crème, presque blanche, aux borderies raffinées, tombait autour de moi me donnant l’allure d’une poupée de cire : une poupée de cire qui il y a encore quelques minutes pleurait sa liberté et qui désormais venait de comprendre que le pire n’était pas de perdre sa liberté mais la souffrance que ce désir pouvait provoquer à des innocents s’il devenait non plus un rêve mais une raison d’être… Honteuse de mon comportement dont je me rendais compte à présent qu’il avait été d’un péché d’orgueil sans précédent pour moi, je posai délicatement ma main sur son visage que je relevai légèrement pour plonger mon regard dans le sien avant de dire :

- Sir Nathaniel, vous venez sans doute de faire preuve de plus de bonté que quiconque de notre milieu n’en a eu pour moi dans toute mon existence… Vous êtes un homme bon, respectable et tellement doux. Vous ne pouvez savoir à quel point la culpabilité m’habite de vous avoir causé tant de mal, jamais je n’aurais cru pouvoir être si mauvaise : il faut croire que les buts qui régissent notre vie peuvent faire du plus humble des humains le plus orgueilleux…

Mon cœur continuait de pleurer, je n’arrivais à me pardonner cette faute que j’avais osé faire et le tort que j’avais causé à ce jeune homme qui pourtant était bien différent de tous ces fils de nobles vaniteux qui m’avaient courtisée. En plus, brillait quelque chose de différent, une étincelle que je n’avais jamais vu en quiconque d’autre. Fermant les yeux une petite seconde et reprenant une petite inspiration, je repris :

- Je ne suis pas quelqu’un de mauvaise, je n’ai simplement pas pris le temps de savoir si vous étiez comme les autres… alors que vous êtes bien différent… Je ressens bien plus d’affection à votre égard que je n’en ai montré, vous avez en vous cette flamme si particulière, celle qui me laisse dire que nous nous ressemblons plus que je n’aurais jamais pu le penser. Je ne vous mentirais pas, je n’éprouve pas une passion aussi forte à votre égard que celle qui anime votre être, mais nous ne nous connaissons pas : nous n’avons qu’une idée de l’autre, une idée qui vous a frappé du joug de la flèche de Cupidon tandis que Pluton remplissait mon cœur de haine à l’égard de mes prétendants. Je suis seule responsable de la situation qui vous fait souffrir en cet instant et je sais qu’aucun de mes mots, qu’aucune de mes paroles ne pourra apaiser la plaie qui déchire votre cœur par ma faute…

Je relevais mon visage vers le sien, et, mes yeux plongés dans les siens, je déclarai :

- Je comprendrais que vous ne vouliez pas d’une épouse telle que moi, libre penseuse en quête d’indépendance … Sans compter que malgré ma douceur habituelle que ma peine semble m’avoir enlevé face à vous ce soir, je vous ai blessé alors que vous ne cherchiez que le bonheur, dis-je tandis que mes lèvres se soulevaient en un timide sourire. Je vous épouserai bientôt, cela est maintenant certain, et je le ferais sans regret car vous êtes bien le seul qui ayez présenté devant moi un cœur aussi innocent et empli d’une bonté rare dans cette sombre époque…

Me mordant les lèvres, j’ajoutai tout de même dans un ultime effort pour me faire pardonner et ne lui donner aucun espoir superflu :

- Je ne sais pas si je vous aimerais un jour… Mais le temps nous laissera peut-être une chance et apprendre à nous connaître en sera le juste commencement.

Un fin sourire régnait à présent sur mon visage dont les traits s’étaient détendus. En moi, la sérénité n’était pas totale, mais au moins j’étais désormais certaine que le choix qui allait changer le cours de mon existence était le meilleur que je pouvais prendre en cet instant et avec les données dont je disposais. *Il est quelqu’un d’unique et je l’avais senti dès notre première rencontre* : c’était la seule pensée qui m’obsédait, évidence à la fois rassurante et horrifiante…



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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Jeu 3 Fév - 21:13

Elle me fixait intensément … Comme si à cet instant elle cherchait à voir mon âme elle-même … Elle avait pourtant un air si triste, n’était ce qu’à cause de la délicate situation dans laquelle elle se trouvait, ou est ce que d’autres choses encore ajoutaient à sa tristesse et à sa visiblement incessante envie de pleurer ?...

Devant tant de tristesse, devant son cœur blessé et souffrant, j’étais simplement désarmé et sans défense … Moi, un vampire, un immortel, avait vu son cœur volé par une jeune humaine et s’en était à présent devenu l’objet de son tourment … Un amour à sens unique, des sentiments non partagés, une passion sans issu pour le jeune homme.

Les sentiments blessent toujours autant que l’on ait un cœur de marbre ou bien vivant, c’est une chose qui ne change pas et qui me rapproche des humains, mais quel prix payer pour cette ressemblance … Au final, je pense pouvoir dire que nous souffrions tous les deux mais pour des raisons différentes, pour des sentiments partagés … Elle pour son désire de liberté, son aspiration à la sérénité et à une vie tranquille dont elle serait le seul facteur déterminant, alors que moi je souffrais à cause de mon cœur et de mon absence d’âme à la dérive, de mon esprit froissé et laissé pour mort par les douces étreintes d’un amour sincère et partagé …



Tendit que les mots et les sentiments n’avaient de cesse que de torturer intérieurement Nathaniel, Eléanore semblait également très partagée et confuse par les paroles qu’elle venait à entendre et sans doute par les réactions qu’elles suscitaient en elle. Impossible de savoir pour le jeune vampire ce qui avait pu susciter chez elle tant de remous et de confusion. Une seule chose était sure : ses mots ne l’avait pas laissée indifférente, c’est tout ce dont il pouvait actuellement être sur.


S’approchant doucement de lui, Eléanore ferma les yeux un bref instant, puis prenant une inspiration apaisante, elle commença à parler d’une voix tendre :
- Sir Nathaniel, vous venez sans doute de faire preuve de plus de bonté que quiconque de notre milieu n’en a eu pour moi dans toute mon existence… Vous êtes un homme bon, respectable et tellement doux. Vous ne pouvez savoir à quel point la culpabilité m’habite de vous avoir causé tant de mal, jamais je n’aurais cru pouvoir être si mauvaise : il faut croire que les buts qui régissent notre vie peuvent faire du plus humble des humains le plus orgueilleux…


Prenant de nouveau une légère inspiration, elle reprit alors :
- Je ne suis pas quelqu’un de mauvaise, je n’ai simplement pas pris le temps de savoir si vous étiez comme les autres… alors que vous êtes bien différent… Je ressens bien plus d’affection à votre égard que je n’en ai montré, vous avez en vous cette flamme si particulière, celle qui me laisse dire que nous nous ressemblons plus que je n’aurais jamais pu le penser. Je ne vous mentirais pas, je n’éprouve pas une passion aussi forte à votre égard que celle qui anime votre être, mais nous ne nous connaissons pas : nous n’avons qu’une idée de l’autre, une idée qui vous a frappé du joug de la flèche de Cupidon tandis que Pluton remplissait mon cœur de haine à l’égard de mes prétendants. Je suis seule responsable de la situation qui vous fait souffrir en cet instant et je sais qu’aucun de mes mots, qu’aucune de mes paroles ne pourra apaiser la plaie qui déchire votre cœur par ma faute…


Comment … Comment peut elle penser qu’elle est mauvaise juste parce qu’elle ne partage pas les mêmes sentiments que moi à son égard …Je ne peux bien évidement pas lui en vouloir pour ça, le cœur a ses raisons que la pensée ignore, ce serait comme en vouloir à une colombe de vouloir voler … Mais on ne peut pas non plus m’en vouloir d’aimer, d’aspirer à mon propre bonheur, à épancher cette souffrance et ce vide dans mon cœur par un amour plein et sincère, pensa Nathaniel en baissant inconsciemment le visage.


Posant sa douce main sur son visage, Eléanore le releva et continua d’un air contrit, plongeant intensément son regard dans celui de Nathaniel.
- Je comprendrais que vous ne vouliez pas d’une épouse telle que moi, libre penseuse en quête d’indépendance … Sans compter que malgré ma douceur habituelle que ma peine semble m’avoir enlevé face à vous ce soir, je vous ai blessé alors que vous ne cherchiez que le bonheur, dit-elle tandis que ses lèvres se soulevaient en un timide sourire. Je vous épouserai bientôt, cela est maintenant certain, et je le ferais sans regret car vous êtes bien le seul qui ayez présenté devant moi un cœur aussi innocent et empli d’une bonté rare dans cette sombre époque…


Elle va donc m’épouser …
Ses mots l’emplirent d’une joie sans borne.
Tandis qu’un regain d’espoir commençait à l’envahir, Eléanore reprit :
- Je ne sais pas si je vous aimerais un jour… Mais le temps nous laissera peut-être une chance et apprendre à nous connaître en sera le juste commencement.

C’est vrai … Ce n’est que par dépit et pour aucune autre raison … Finalement, j’aurais sans doute mieux fait de ne jamais me déclarer à elle, ni de l’approcher ou de rentrer en contact avec elle, au moins je n’aurais pas eu à subir l’échec et la douleur de me sentir inférieur, insuffisant pour la tâche dont je tente de m’acquitter, de ne connaître un amour à sens unique et ô combien douloureux …


Sans dire mot, le visage de marbre, Nathaniel s’efforça de sourire légèrement à la jeune femme. Malgré l’océan de désespoir dans lequel il avait commencé à se noyer, en aucun cas il ne voulait mêler la jeune femme. Elle n’y était pour rien et il désirait toujours autant la protéger et la chérir, même si le prix à payer, étant de devoir boire cet océan jusqu’à ce que la mort vienne enfin le prendre.


-Je vous remercie mademoiselle de l’immense honneur que vous me faites, j’espère pouvoir être à la hauteur de vos attentes. Je me tiens à votre entière disposition. Quant à la date de notre mariage, je vous en prie n’en décidait pas trop vite, prenez le temps d’y réfléchir à tête reposée et lorsque le jour vous semblera moins sombre qu’aujourd’hui.


Chacun venait de s’emmurer dans une prison dont ils ne possédaient pas la clé, et dont le gardien n’était autre qu’une poignante et douloureuse solitude…
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Lun 7 Fév - 0:26

Contemplant son visage tendu, je tentais de sonder son esprit de mon regard doux plein de compassion. Je m'en voulais c'était certain, jamais je n'aurais voulu le blesser en me montrant si dure et si révulsée envers l'idée même de me marier surtout maintenant que j'avais compris que mon calvaire n'allait pas être un si grand malheur avec cet homme dont l'âme semblait bien plus belle que bon nombre d'autres sur cette terre.

Toutefois malgré ma tentative de me faire pardonner en expliquant ma position sur le sujet et en lui annonçant que je lui offrais ma main sans nul regret, je voyais dans ses yeux une certaine tristesse, un désespoir, qu'il essayait tant bien que mal de dissimuler derrière un sourire tout aussi illusoire que celui que j'avais affiché quelques minutes plus tôt lorsque je l'avais salué. Mon coeur recommençait à pleurer de le faire souffrir alors que jamais auparavant je n'aurais pu penser ressentir pareille empathie envers quelqu'un que je connaissais à peine.

Puis ses lèvres s'entrouvrirent et commencèrent à murmurer avec retenu ces paroles :

-Je vous remercie mademoiselle de l’immense honneur que vous me faites, j’espère pouvoir être à la hauteur de vos attentes. Je me tiens à votre entière disposition. Quant à la date de notre mariage, je vous en prie n’en décider pas trop vite, prenez le temps d’y réfléchir à tête reposée et lorsque le jour vous semblera moins sombre qu’aujourd’hui.

Un sourire délicat illumina quelque peu mon visage lorsqu'il confirma sa promesse. Il me comprennait donc réellement... Cette pensée m'était encore difficile à concevoir, pourtant elle était d'une indiscutable véracité. Plongeant mes yeux dans les siens, je le regardais intensément avec une sympathie qui m'étonnait moi-même : plus les minutes de silence passaient et plus sa compagnie commençait à m'être agréable, à croire que le calme qui règnait à présent apaisait nos coeurs blessés.

Tandis que nous étions encore tout deux agenouillés l'un en face de l'autre, je pris sa main dans la mienne et lui dit :

- J'espère vraiment que nous saurons nous comprendre et nous aimez vous savez... Même si je pense que cela ne sera aisé pour aucun d'entre nous, je suis persuadée qu'en apprennant à nous connaitre nous pourrons être heureux à notre façon.

Je me voulais rassurante, autant pour moi que pour lui. Un besoin irrépressible de me convaincre que ce mariage pourrait aboutir à quelque chose de beau, à quelque chose que je finirais par aimer venait de naître en moi. Peut-être n'est-ce qu'un effet dû à la nervosité qui m'habitait encore et à mon désespoir qui pleurait toujours la perte de ma liberté ? Pourtant en moi, je savais que ce n'était pas que cela. Il était différent, étrangement c'est cette certitude qui me revenait sans cesse et dont je n'arrivais pas à comprendre le sens.

Reportant mon attention sur mes mains qui s'étaient glacées en tenant les siennes, je songeais que mon père devait s'impatienter derrière la porte. Je l'imaginais facilement, l'oreille collée à la lourde porte de chêne massif, écoutant notre conversation et se frottant d'ores et déjà les mains de cette affaire fabuleuse qu'il venait de faire en vendant sa fille contre un honneur et surtout pour recevoir une dote dont c'était normalement la coutume que la famille de la mariée s'acquitte. Cette interrogation était bien la seule qui continuait à me préoccuper : pourquoi le père de Nathaniel D'Ambroisie avait-il donc offert tel somme pour voir son fils à mes côtés alors qu'il aurait pu épouser femme bien plus belle et titrée ?

L'amour... C'était bien l'unique raison qui avait pu pousser son père à ce geste, mais cela impliquait donc qu'il ne contrôlait pas l'avenir de son fils ce qui me surprenait énormément : si tel était le cas, sa famille me semblait bien plus humaine que toutes les autres noblesses bourgeoises qui ne cherchaient qu'à accroître leur pouvoir. Décidément, cette soirée était lourde en conséquence mais également en surprise.

Stoppant net mes réflexions, je songeais qu'il était tant de rejoindre mes parents pour le repas. Néanmoins avant cela, je souhaitais demander une dernière faveur à cet homme qui venait de me dévoiler ses sentiments les plus profonds :

- Nous devrions peut-être passer au repas, mes parents doivent nous attendre, ou plutôt vous attendre... dis-je en insistant sur les derniers mots pour qu'il comprenne l'importance de sa présence et n'ose pas me laisser face à eux en cette dure soirée. Mais avant d'y aller, j'aimerais vous demander une dernière faveur même si je vous suis déjà bien reconnaissante de vos promesses. Seulement, je n'ai guère envie de supporter la douleur d'une demande en fiançailles devant mes parents et les quelques convives : pourriez-vous annoncer que j'ai d'ores et déjà accepté votre demande sans recommencer ce cérémonial ?

Je m'arrêtai quelques secondes avant de reprendre :

- Jamais je ne vous demanderais cette faveur si j'étais en état de supporter des mondanités, mais en ce jour anniversaire qui aurait dû être fête pour moi et qui s'est assombri sans crier gare en m'enlevant ma vie passée, je ne me sens pas à endurer telle exposition et cela même si nous savons tout deux qu'une fois quittée cette pièce nous retrouverons tout deux nos masques d'un bonheur qui n'a de sourire que l'apparence...

Mon regard se faisait suppliant, j'espèrais qu'il comprendrait ma souffrance intérieure et m'accorderait ce que je lui demandais si simplement. Délicatement, je me relevai déjà en tenant ma robe pour ne pas glisser et là, debout face à face, j'attendais de savoir si je devrais me soumettre ou non à l'épreuve des convenances qui m'insupportaient tant.


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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Lun 7 Fév - 19:30

Eléanore me contemplait d’un regard profond et emprunt de tristesse. Que cherchait-elle, dans les tréfonds de ce que les humains appellent « âme » … Enfin pour peut que j’en ai une … A en juger par la douleur de mon cœur dont le Ciel m’avait accablé, je ne devais sans doute pas en avoir, j’étais probablement condamné à errer pour le reste de l’éternité seul, la tristesse au cœur, un gouffre béant dans ma poitrine par lequel c’était échappé il y a bien longtemps tout mon bonheur, tout ce qui était beau, tout ce qui faisait ma vie en somme …
Jamais, même pour son bonheur, je n’arriverais à vivre avec une pareille blessure, un jour ou l’autre je finirais par y succomber, mourant délaissé de tous, accablé par une dévorante tristesse proche de la folie …

Mais tant que ça ne sera pas le cas, je ferais tout pour elle, je lui ai promis et c’est encore la meilleure manière de se comporter avec une dame de sa qualité le temps de sa vie d’humaine …



Nathaniel eut un pincement au cœur à cette pensée … Il se souvenait encore de la période où il foulait le sol en tant que mortel, en tant qu’humain comme les autres, ressentant et traversant au jour, affrontant la tristesse et les pleurs, savourant les moments de joie et de bonheur formant le ciment d’une vie. Tout cela, il l’avait perdu et il était à présent consumé par leurs absences, et la seule femme avec laquelle il aurait pu les revivre, le temps d’une courte vie d’humain, ne voulait pas de lui, elle ne consentait qu’à l’épouser par dépit …


Toujours à genou, les pensées de Nathaniel se bousculaient, son cœur s’émiettait davantage … C’est alors qu’Eléanore se mit à sa hauteur, face à lui et prit les mains glacées de l’immortel dans les siennes et s’adressant à lui en quelques termes :
- J'espère vraiment que nous saurons nous comprendre et nous aimer vous savez... Même si je pense que cela ne sera aisé pour aucun d'entre nous, je suis persuadée qu'en apprenant à nous connaitre nous pourrons être heureux à notre façon.


Elle espérait … L’espoir était un luxe qui avait depuis longtemps rendu las Nathaniel. Quand on est immortel, on a l’éternité pour espérer, l’éternité fini par se trouver un peu longue …


Comme une dernière bouffée d’air, la future promise ouvrit alors la bouche, demandant d’une voix insistante :
- Nous devrions peut-être passer au repas, mes parents doivent nous attendre, ou plutôt vous attendre... dit-elle en insistant sur les derniers mots pour qu'il comprenne l'importance de sa présence et n'ose pas la laisser face à eux en cette dure soirée. Mais avant d'y aller, j'aimerais vous demander une dernière faveur même si je vous suis déjà bien reconnaissante de vos promesses. Seulement, je n'ai guère envie de supporter la douleur d'une demande en fiançailles devant mes parents et les quelques convives : pourriez-vous annoncer que j'ai d'ores et déjà accepté votre demande sans recommencer ce cérémonial ?

S’arrêtant quelques instants afin de reprendre son souffle, elle continua d’un regard triste et suppliant :

- Jamais je ne vous demanderais cette faveur si j'étais en état de supporter des mondanités, mais en ce jour anniversaire qui aurait dû être fête pour moi et qui s'est assombri sans crier gare en m'enlevant ma vie passée, je ne me sens pas à endurer telle exposition et cela même si nous savons tout deux qu'une fois quittée cette pièce nous retrouverons tout deux nos masques d'un bonheur qui n'a de sourire que l'apparence...


Nathaniel comprenait bien là le but de sa demande. Après un bref instant de réflexion, debout face à elle il lui répondit :

-Je comprends l’importance de ce que vous me demandez, et comme promis je vais annoncer à vos parents nos fiançailles … Je suis vraiment navré de vous donner l’impression de vous ôter votre liberté, ce n’est absolument pas le cas croyez moi. Maintenant allons y.

Lui tendant doucement sa main arborant un sourire vide aux lèvres, il se préparait à s’élancer à la rencontre des parents de sa promise, s’efforçant de penser à comment il allait pouvoir faire pour rendre ce moment le moins difficile possible pour elle …



Apparemment je ne serais jamais assez bien pour elle, il faudra que j’y trouve une raison même après que son âme ait quittée son corps, j’aurais sans doute tous les fils des âges à venir pour y penser …
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mar 8 Fév - 0:25

Contemplant Nathaniel après ma demande, je remarquais toujours dans ses yeux cet éclat si particulier qui prouvait que malgré son calme apparent il pleurait intérieurement la perte de son bonheur. Je comprenais sa détresse, souffrant moi-même de cet étau qui semblait nous avoir tout deux pris dans son piège. Une douleur déchirait ses traits fins et posés, douleur que je partageais tandis qu'il tentait une nouvelle fois de satisfaire mes envies, d'apaiser mes craintes tout en oubliant de considérer son propre intérêt :

-Je comprends l’importance de ce que vous me demandez, et comme promis je vais annoncer à vos parents nos fiançailles … Je suis vraiment navré de vous donner l’impression de vous ôter votre liberté, ce n’est absolument pas le cas croyez moi. Maintenant allons y.

Comme je l'avais espéré, il venait de répondre positivement à ma demande. Il me prouvait une nouvelle fois sa loyauté, sa bonté, son détachement par rapport à la prestance qu'aurait inspiré une demande publique : devant tant de considération et de douceur, je me sentais bien égoïste, moi qui avais accepté de l'épouser et lui demandais des faveurs sans que je ne puisse lui promettre mon amour qu'il semblait pourtant tant mériter. A juste mesure, la blessure de mon âme qui avait perdu tous ses plus beaux espoirs en cette sombre journée était nuancée par sa compréhension, son attention à mon égard qui rendait le néant dans lequel j'avais eu peur de sombrer moins effrayant, presque obsolète.

Un sourire se glissa sur mon visage lorsqu'il me confirma qu'il ne tenterait point de m'emprisonner dans une tour d'ivoire, seulement une peur irrépressible perdurait en moi sans que je puisse l'expliquer. Chassant cette pensée insensée de mon esprit qui me paraissait déjà bien assez encombré par mes soucis du dîner de fiançailles, j'acceptais sa main tendue et y posais avec délicatesse la mienne. Sa peau si blanche et si froide tranchant avec la mienne pourtant déjà d'une couleur de porcelaine extrêmement claire semblait de marbre. Néanmoins je ne relevais pas, préférant plonger mon regard dans celui de Nathaniel D'Ambroisie qui m'entraînait déjà à pas lent jusqu'à la porte de chêne qui nous révéleraient à mes parents et aux quelques convives.

Alors qu'il posait la main sur la poignée de métal doré, je murmurais pour moi seule :

- Il est temps de remettre le masque...

Fermant un instant les yeux, j'entendis la porte s'entrouvrir en même temps que mes paupières en faisait de même. Toujours ma main dans la sienne, je marchais à ses côtés en me sentant dans une solitude totale, douloureuse. Quelques paroles furent prononcées par sir D'Ambroisie mais je ne les compris point : trop perdue dans mes réflexions faite à la fois de cauchemars et de soulagement, je n'arrivais à réellement aborder les événements qui se produisaient autour de moi... De légers applaudissements retentirent un instant, mon père s'approcha et serrant la main libre de Nathaniel, il me souria avec un air suffisant qui me rappela une nouvelle fois que je n'étais pas sa fille mais son passe pour une vie plus aisée, plus riche, plus noble, plus superficielle encore...

Ma mère, elle, ne bougea pas durant quelques instants même si sa mine hypocrite prouvait qu'elle soutenait mon père. Alors que le discours flatteur de mon père avait fini de vanter les qualités de mon désormais fiancé tout haut, ma mère s'approcha de moins pour préciser :

- Quel beau mariage ! Vous ferez un couple merveilleux et tellement assorti, ma fille est une personne charmante que vous saurez sans nul doute apprécier par sa docilité et sa sagesse.

Intérieurement, la rage me gagnait à nouveau. Tout en serrant les dents, ma main se crispait sur celle de Nathaniel D'Ambroisie sans que je m'en rende compte et quand j'en pris conscience, je lui jetais immédiatement un regard gêné et désolé.

Puis, nous entraînant à leur suite, nous passâmes tous dans la grande salle à manger où l'argenterie de la meilleure facture avait été sorti et les assiettes à bords ornés d'or fin dressées. Je me dépêchais de rejoindre une place, me plaçant ainsi à table en face de Nathaniel qui continuait à me contempler. Sans doute dus-je rougir en cet instant sous son regard mystérieux, car il le détourna apparemment gêné.

Le repas commença ainsi. La suffisance de mes parents et leur fierté qui ressemblait davantage à de la vantardise qu'à une humble satisfaction, racontait à celui que j'avais encore du mal à désigner comme mon fiancé les différentes affaires importantes dont s'occupaient notre famille pour la royauté anglaise. Bien sûr, dans la bouche de mon père, son simple titre de marquis devenant presque l'équivalent d'un duc ou baron : habituellement amusé par cette mise en valeur exagérée qui montrait son esprit dénué d'humilité et de raison, j'étais en cet instant plongée dans des pensées autrement plus supérieures.

En effet, loin de ces réjouissances, je me sentais m'enfoncer à nouveau dans ma haine, ma colère tout en gardant disposé sur mon visage un magnifique sourire dont l'éclat devant pourtant être bien terne pour qui devinait ce qu'il dissimulait habilement.

Le dîner avançait. Nathaniel D'Ambroisie avait étrangement refusé tous les plats qui lui avaient été présentés, prétextant qu'il n'avait guère appétit. Honteuse, je songeais que mon comportement et ma répulsion évidente l'avait sans doute blessé bien plus que je ne l'imaginais... Je me sentais coupable : coupable d'avoir fait souffrir un coeur qui ne cherchait que le bonheur, coupable de désirer une liberté impossible, coupable de vivre dans une telle société, peut-être coupable de vivre tout simplement...

Mes songes se faisaient de plus en plus durs alors que tout à coup, des brouhaha nous parvinrent de l'extérieur. Se faisant entendre depuis quelques minutes, ils provoquaient en moi des rêveries mêlées de réflexion : seule une quelconque fête populaire pouvait être à l'origine de tels bruits et je songeai alors que j'aurais de manière largement supérieure préféré me trouver à festoyer simplement avec de paysans qui eux au moins avaient des valeurs, plutôt que de me trouver avec ces convives inutiles et une fausse gaieté eut le visage.

Néanmoins le brouhaha devint nettement audible. Des scandes, des hurlements, des flammes. On voyait à travers les draperies qui recouvraient les fenêtres des ombres dansantes qui ne pouvaient être que des torches enflammées. Cette pensée venait à peine d'effleurer mon esprit quand le bras droit de mon père qui l'aidait habituellement dans les affaires relatives à ses activités commerciales et portuaires arriva dans la salle à manger. Essoufflé, le visage tendu comme jamais encore, il ordonna à mon père sans plus de convenance de le suivre immédiatement :

- Une affaire urgente Lord McAshton ! Il vous faut me suivre sans tarder : une révolte à éclater au port ! Vite !

Jamais je n'avais vu quelqu'un dans un état de détresse si intense. Sa voix était pressée, hoquetant sous l'effet de la nervosité et ses yeux ronds montraient l'étendue de sa panique. Sans m'en rendre compte, je fronçai les sourcils alors que mon père quitta la salle sans dire mot et que ma mère rassura les convives par quelques plaisanteries de mauvais goût qui en aucun cas ne me permettaient de dédramatiser ce qui semblait être une situation très sérieuse...

D'un regard de réprimande, ma mère m'empêcha de me lever. Je ne désirais qu'une chose : aller jusqu'à la fenêtre pour voir ce qui provoquait ses scandes au dehors, scandes qui au vue de leur intensité croissante devait sans nul doute possible se rapprocher de la demeure.

Réfléchissant aux affaires de mon père et plus particulièrement à celle qui pouvaient l'occuper en une soirée de juin, je me remémorai les paroles de l'homme terrifié qui était venu le chercher. *Révolte, oui il a parlé de révolte. Mais que peut-il bien se passer ? De quoi pouvait-il parler ?* m'interrogeais-je prestement. Tout à coup, telle une évidence, je pensais à la cargaison inhumaine dont je savais qu'elle devait accostée sous peu : de malheureux esclaves venus des colonies devaient être acheminés par bateau jusqu'au port que dirigeait le marquis. Terrorisée, je venais de comprendre la complexité de la situation qui régnait à l'extérieur.

Mon regard où l'inquiétude devait se lire sans retenu croisa celui de Nathaniel alors que les hurlements commençaient à retentir de plus en plus forts sous les fenêtres de la demeure. Retenant ma respiration, tous les convives se turent bientôt conscients à leur tour de l'événement qui se produisait à nos portes. Des cris désespérés demandant la liberté, des fourbes levées dont l'ombre ondulaient de manière horrifique sur les teintures et les torches enflammées qui donnaient au paysage qui transparaissait à travers les vitres un goût d'Enfer.

Comme tous, je me levai. Inquiète et désorientée, je ne savais que faire. Cette révolte devait arrivée, je l'avais toujours su : considérer des êtres vivants comme inférieurs étaient une preuve d'ignorance et ces peuples avaient le droit au respect, à la liberté. Mais même si mon soutien pour eux était total en cet instant, mon coeur battait la chamade sous l'effet de la terreur qui s'emparait de mon âme...


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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Ven 11 Fév - 22:35

C’est l’âme en peine et le cœur brisé, que Nathaniel accompagna sa future promise annoncer leur mariage. Une chose était certaine dans la tête de Nathaniel à présent : aucune autre personne ne pourrait jamais avoir la place dans son cœur qu’Eléanore avait prise, jamais aucun sentiment ne pourra combler le trou béant laissé dans sa poitrine par son amour brisé et son cœur esseulé. Le seul mérite qu’il tirait de tous ces sentiments, de toute cette tristesse, c’est qu’il avait en fini par en oublier sa soif et ses appétits pour la jeune femme.

Celle-ci ayant prit sa main, ils partirent rejoindre les parents de la nouvelle promise afin que Nathaniel officialise sa demande, tous deux un sourire faux aux lèvres et le cœur blessé par l’amour consumant du jeune vampire et par la complexité de la situation dans laquelle se trouvait Eléanore. Rapidement suivirent un flot de compliments, de félicitations en tout genre et d’encouragements visant le nouveau couple et en particulier Nathaniel. Cette scène semblait révolter Eléanore, qui agrippa plus fort encore la main du jeune homme.


Après quelques discours pompeux émanant de la bouche du maître des lieux, la petite assemblée passa finalement dans la grande salle à manger où une somptueuse table avait été dressée, et à laquelle les convives dont faisaient partis Nathaniel et Eléanore s’assirent.


Le repas commença, et Nathaniel se du de poliment décliner les plats qui lui étaient servis, prétextant que l’appétit le manquait à cause de l’émotion que lui avait provoqué cette demande … Si seulement il avait réellement pu en être ainsi …

Quelle tristesse dans de si jolis yeux, tant de colère sur un si joli visage … Et le pire est que je suis le bourreau de la sentence à laquelle elle a été condamné, je suis l’exécuteur de sa liberté, l’annihilateur de son bonheur … Peut être, devrais je goûter à ces plats qui me sont proposés, et en manger le plus possible en espérant qu’ils auront raison de moi, la libérant ainsi du joug auquel je l’ai malgré moi soumise …

Tandis que Nathaniel commença à entrevoir ces sombres pensées, et à demander alors qu’on le serve, un brouhaha auquel il n’avait auparavant pas fait attention se faisait entendre de plus belle, Nathaniel aurait dû l’entendre bien avant grâce à ses sens aiguisés mais il était trop absorbé jusqu’à présent.
Toutes sortes de cris, de hurlements se faisaient entendre, et plus inquiétant encore, Nathaniel évalua très rapidement que les sources n’étaient vraiment pas loin du lieu duquel ils se trouvaient, à savoir le château du Lord. Si son sang coulait encore, il n’aurait fait qu’un tour, immédiatement son regard inquiet se tourna vers Eléanore qui était assise en face de lui.

Tous ces cris … Serait ce une révolte qui s’annonce ? Je peux sentir d’ici l’odeur des cendres et du sang, des cris de colère s’élevant de la gorge des revendicateurs … Ils sont des centaines et peut être même des milliers… Eléanore, je dois la mettre à l’abri au plus vite sans attirer l’attention des autres convives. Ce devait être ça, ce matin, le ciel gris pleurant … J’espère que l’ampleur des dégâts ne sera pas trop importante, bien que je comprenne le soulèvement de ces pauvres gens.



Les cris se faisaient plus insistants et proches, les convives se levèrent tous brusquement, affolés, cherchant une issue afin d’assurer leur survie, et Eléanore ne fit pas exeption. A cause du désordre général, Nathaniel ne pu rester à ses côtés et il finit par la perdre de vue alors que le pire était encore à venir … Déjà, des bruits de ferraille, des coups sourdes étaient portés, tout proche : ils étaient en train d’entrer dans la propriété, revendiquant sans doute la tête des nobles qui étaient également leurs bourreaux et qui s’étaient autoproclamés leurs maîtres …

Nathaniel l’avait tout de suite comprit : la demeure allait être prise d’assaut, les nobles n’y réchapperaient sans doute pas, et Eléanore non plus s’il ne la retrouvait pas très vite avant de la tirer de là … La trouver constituait déjà un problème majeur en soi, mais un deuxième était à prévoir si jamais il parvenait à résoudre le premier : vu l’état des choses, ils ne pourraient pas s’en sortir s’il n’utilisait pas la grande puissance des immortels qui était en lui, mais comment l’expliquer à la femme qu’il aimait alors qu’elle allait devoir admirer pareille chose lors de cette situation, elle qui avait perdue dans la même journée sa liberté et qui allait peut être même y laisser sa vie …


Je lui ai promis le bonheur … Je refuse qu’elle trouve la mort dans cette demeure qui lui a déjà ôtée sa liberté. Je la protégerais à tout prix… S’ils la blessent, ils craindront mon nom, ma fureur sera sans bornes, ma haine et ma violence n’auront aucune limite, elles seront comparables aux feux des Enfers, elles seront comparables à l’abime de la tristesse qui habite mon cœur …


Nathaniel se mit alors en marche, commençant à enfoncer les portes qui se trouvaient devant lui afin de trouver sa douce avant que la horde d’hommes déchainés et aveuglés par la colère et la souffrance de l’esclavage auquel ils étaient contraints ne la trouve …



Je t’aime, je ferais et braverait tout pour toi car je t'ai promis ton bonheur ...
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mar 15 Fév - 16:26

Debout au milieu des convives qui se pressaient dans un vaste chahut pour atteindre chacun le plus rapidement possible un échappatoire, j'étais pétrifiée. Mon sang ne faisait qu'un tour, mes pensées n'embrumaient : *que faire dans pareille situation ?*.

En effet, le pire cauchemar des nobles était sur le point de se produire. Dehors les hurlements se faisaient de plus en plus insistants et les coups métalliques ne laissaient présager d'aucune pitié...et je les comprenais... Toutefois même si mes idéaux étaient les leurs, je savais qu'à l'instant même où ces malheureux croiseraient mon chemin je ne serais pas pour eux une fille de marquis visionnaire et humaniste mais seulement une fille de marquis : et cela me coûterait à coup sûr la vie.

Mais l'heure n'était pas à l'apitoiement et même si je me serais sans doute laissée mourir dans la minute, je ne pouvais m'empêcher de penser à ce jeune homme qui avait perdu tout espoir ce soir : Nathaniel D'Ambroisie dont le coeur battait pour moi et auquel je n'avais su ouvrir le mien. Je ne pouvais le laisser perdre dans cette soirée à la fois son rêve et sa vie. Bousculée de toutes parts, mon regard hagard se mit donc à chercher un visage familier dans la cohue. Pensant à Nathaniel que j'avais perdu de vue, je me rendis compte à quel point cette soirée avait été injuste pour lui tandis que déjà les vindictes populaires se faisaient de plus en plus violentes.

Alors qu'autour de moi tout n'était que panique, je ne parvins pas à trouver sir D'Ambroisie tant les va-et-vient paniquées des convives étaient désorganisées. Passant dans d'autres salles, je continuai à le chercher tout en songeant qu'il avait peut-être déjà réussi à échapper à ce chaos même si cela était plus qu'improbable. Peut-être aurait-il fallu que je fuis dès que j'avais compris ce qui allait se produire ? Oui peut-être aurais-je dû, mais le temps me manquait pour les regrets et la scène de désolation que je pouvais voir n'allait pas s'arranger.

Tenant tant bien que mal ma robe et courant ainsi dans les pièces du château à la recherche soit d'une sortie, soit d'un visage familier, j'entendis bientôt un éclat : une vitre venait d'être brisée quelque part. La violence s'insinuait peu à peu et l'angoisse qui m'avait saisi se transformait en une terreur insoutenable. Par un miracle, une vieille cache me revînt en mémoire. Derrière une bibliothèque au premier étage, elle donnait sur un passage dissimulé aux yeux de tous et qui conduisait à l'orée de la clairière qui jouxtait la propriété.

Cela était notre seule chance, ma seule chance... Les larmes de peur et de honte qui coulaient le long de mes joues poudrées aux traits tirés trahissaient mon sentiment de cupabilité. En empruntant ce passage sans rien dire, je condamnerai sans nul doute tous ceux qui se trouvaient ici : les invités, mes parents, Nathaniel auxquels la foule assassine ne laisseraient nul possibilité de réemption une fois qu'ils parviendraient à franchir le seuil.

Dans une dernière réflexion, je me mis à courir vers l'escalier non sans balayer du regard les personnes qui continuaient affolées à courir dans toute la demeure dans l'espoir d'y voir le visage de Nathaniel, de ma mère ou de mon père dont même s'ils n'avaient pas de place dans mon coeur je ne pouvais me résoudre à les abandonner au tragique sort qui leur était réservé. A tout prix, il fallait que je gagne l'étage et que je parvienne à m'échapper avec eux.

Tandis que ces pensées frôlaient mon esprit, quelqu'un m'agrippa au bras. Essoufflée, je tournais mon visage vers le sien et vit l'expression d'horreur qui ornait la mine habituellement parfaite de ma mère. Dans un murmure, elle me dit :

- Viens avec moi, Eléanore. Ton père est dans l'entrée allons le chercher et partons vite.

"Dans l'entrée..." Ces mots à l'air insignifiant me figèrent. En effet, des coups sourds retentissaient déjà contre la grande porte de chêne dont je savais qu'elle ne tarderait pas à céder sous les assauts des forçats avides de liberté et de revanche. En allant vers l'entrée, nous nous exposerions donc à une mort certaine... Toutefois, sans que j'eus le temps de montrer quelques objections, ma mère me traîna à sa suite.

Lui hurlant de me lâcher, que cela était bien trop dangereux, elle continua sa course folle en me traînant dans son sillage tandis que la valse ininterrompue et insensée des bourgeois qui tentaient de se retrancher dans les pièces du fond nous frappait de plein fouet.

Approchant du hall, j'entendis mon père qui criait tout son saoul à l'attention des assaillants. Peut-être croyait-il réellement que ses menaces suffiraient à arrêter cette révolte en puissance. Ma mère s'arrêtant enfin, je réussis à échapper à son emprise et la laissa courir vers mon père pour le prier de monter avec nous.

Mais soudain : un bruit sourd. La grande porte de chêne qui s'ouvre. La foule haineuse, révoltée, pénétra dans la demeure avec ses cris, ses pleurs, ses besoins de vengeance.

J'eus à peine le temps de les voir se jeter sur mes parents qui m'adressèrent un dernier regard avant que des couteaux, fourches et autres armes barbares viennent les transpercer de toutes parts. Même s'ils m'avaient contraint à la plus misérable des existences en m'emprisonnant dans leurs convenances idiotes que j'avais dû respecter jour après jour, je ne puis m'empêcher de laisser échapper un cri étouffé tout en me précipitant vers eux. N'ayant plus aucun instinct de survie, me sachant perdue et n'ayant de toute manière plus aucune envie de vivre depuis que je me savais condamnée à pleurer ma liberté, je ne réfléchis pas avant de faire un pas vers le massacre alors qu'un homme vêtu chichement se tourna vers moi brusquement.



De son geste vif, je ne vis que l'éclair d'argent. Une lame venait de se ficher dans mon flanc droit.


Il la retira immédiatement. Moi je restai là, debout et posant mon regard implorant dans le sien, je sentis la lame me transpercer à nouveau juste à côté de la première blessure. Ainsi martyrisée, il me laissa m'écrouler sur le sol en face des cadavres de mes parents dont la simple vue m'écoeurait et était encore plus insoutenable que la mort qui allait bientôt m'envahir et m'emporter avec elle.

Gisant ainsi sur le sol, je vis le forçat s'éloigner en montrant la voie aux autres évadés qui, munis de torches embrasées et de lames sanguinolentes, malheureux esclaves d'une monarchie sans compassion, commencèrent alors à affluer par l'entrée béante : étrange armée qu'on aurait dite tout droit sortie du royaume d'Hadès.

Avec délicatesse, je touchai ma robe au niveau de ma blessure et en remontai une main ensanglantée. Je fermais les yeux quelques instants puis me ressaisis : il était hors de question qu'on retrouve mon corps piétiné dans l'entrée sans que j'ai essayé de tenter le tout pour le tout et cela malgré que ma bataille était vaine. La douleur modérée des plaies me permit de me traîner sur le sol dans un dernier élan d'espoir d'échapper à tout cela et tandis que je compris que ce n'était sans doute que le corset bien trop serré qui me permettait ces mouvements, je m'accrochai à un meuble dont plusieurs objets tombèrent dans un fracas qui habituellement aurait fait frémir la maisonnée entière. Mais en cette heure fatale, la maisonnée n'était plus et je ne serais bientôt plus... Tentant dans une grimace de souffrance de me relever, je titubais quelques mètres en maculant de ma main couverte de sang les murs : macabres peintures...

Je réussis ainsi à faire deux ou peut-être trois mètres jusqu'à l'escalier dont je tentai de monter une marche et m'effondrai à nouveau. Plus lourdement cette fois-ci mon corps heurta le sol où je sentis des bris de verre lacérer mes paumes et mon visage. Une douleur indescriptible tant elle était profonde emplissait tout mon corps tandis que je tentai dans mon désespoir de me redresser pour m'asseoir contre le mur. Malheureusement, cela était peine perdu alors que mon corsage dont l'effet compressif avait jusqu'alors contenu la douleur et l'hémorragie ne me soulageait plus. Renonçant, je restai donc là, gisant dans le verre, ensanglantée... Mourante...

Les pleurs, les cris des gens qu'on égorgeait non loin de là... Puis une personne qui m'attrape et essaye de me tirer vers lui, mes paupières qui se soulèvent et un murmure avant que je ne sombre dans l'inconscience :

- Nathaniel...



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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Mer 16 Fév - 4:31

[HRP : Des scènes de violence sont présentes dans ce rp pouvant être choquantes pour certaines personnes, il s'adresse donc à un public averti et conscient de son contenu, en aucun cas l'auteur ne pourra être tenu responsable d'éventuels effets provoqués par le contenu annoncé. /HRP]

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Lun 28 Fév - 22:00

Le noir, la nuit, le néant... Je ne sais pas réellement ce que c'était mais c'était angoissant... Je me sentais à la fois légère et perdue, vivante et morte : *c'est ce qu'on doit appeler les limbes* me dis-je intérieurement avant que des sons qui me semblaient pourtant si lointain viennent m'extirper pour ce que je savais n'être qu'un court moment des bras de la grande faucheuse.

Progressivement, la douleur atroce revînt percer dans mon flanc me rappelant à un état de semi-conscience : une vie de souffrance et de misère dont la sensation du sang chaud qui s'écoulait lentement hors de mon corps me faisait horriblement souffrir. N'ayant même plus la force d'ouvrir mes paupières, je restai là sans bouger à attendre que la mort daigne venir me prendre et m'emporter avec elle dans cet autre monde où l'on disait que tout n'était que bonté... Face contre terre, le moindre de mes sursauts ou respirations me tranchait la chair tant et si bien qu'à chaque expiration j'avais l'impression de laisser s'échapper une partie de mon âme elle-même.

Puis j'entendis à nouveau des bruits sourds, un grondement inhumain. Mais plus rien ne m'effrayait, plus rien ne m'importait sauf...Nathaniel... Tout à coup, je venais de me souvenir que j'avais aperçu son visage inquiet juste avant de m'évanouir dans les ténèbres : *où est-il maintenant ? Est-il encore en vie ? Ces coups qui semblent résonner si loin de moi ne serait-il pas ceux de sa mise à mort ?*. Ses pensées me firent frémir tandis qu'une douleur impromptue me déchira l'abdomen lorsque je sentis quelqu'un me redresser telle une poupée de chiffon et que se pose sur mon cou une main ferme dont la peau rugueuse ne pouvait pas être celle de celui qui avait demandé ma main avec tant de douceur ce soir.

J'allais mourir, désormais cela était certain, mais peut-être cette poigne qui déjà serrait ma gorge sans ménagement abrégerait-elle ces sensations désagréables de lames qui semblaient lacérer mon corps en toutes parts. Toujours plongée dans l'obscurité, sans force aucune, mes paupières restaient closes et moi inanimée : ne réussissant même plus à faire un quelconque geste ou prononcer quelque murmure pour connaître l'identité de celui qui me maintenait sans ménagement. Seulement, cette position désagréable ne dura qu'un instant et alors que le bourdonnement qui camouflait jusqu'alors mon sens auditif en ne traduisant des paroles qui s'échangeaient autour de moi que des grésillements désagréables et incompréhensibles, je fus témoin d'un cri déchirant. Jamais de toute mon existence, il ne m'avait été donné d'entendre pareil hurlement de détresse mêlé de pleurs à l'origine sans nul doute qu'une âme de plus allait bientôt rejoindre l'Autre Royaume... J'espérais néanmoins de tout mon coeur qu'il ne s'agissait pas de celle de Nathaniel : il avait été si bon avec moi, me révélant toute sa délicatesse et son affection sans rien demandé en retour, il ne méritait pas de laisser sa vie par la faute des erreurs de mon père, de l'aristocratie toute entière même.

Toutefois, sous l'effet de la douleur, mes pensées s'emmêlaient toujours en un paquet d'émotions complexes dont je savais que le peu de temps qu'il me restait ne me permettrait pas de les décrypter. Si l'on m'avait demandé à cet instant ma dernière volonté, je pense que j'aurais simplement demandé que chante à mes oreilles la voix posée et rassurante de celui que j'avais fait mon fiancé et qui serait veuf avant même d'être époux. *Non, il ne mérite pas de mourir ici...* songeai-je tandis que les fourmillements qui commençaient à gagner mes membres prouvaient qu'un dernier souffle de ce qu'il me restait d'énergie emplissait pour une dernière fois mon corps endolori et définitivement brisé.

Malheureusement, je ne réussissais toujours ni à parler, ni à bouger : trop peu de force vitale devant me rester avant la fin... Une fois de plus, une fois de trop prouvant la tuerie qui avait dû sans que je sache exactement la localiser, une plainte ultime résonna avant que le bruit sourd d'un corps heurtant le sol ne me décrive la scène qui devait avoir eu lieu à peut-être seulement quelques mètres de moi... Mais je ne contrôlais plus rien : mon esprit commença à s'agiter même si je me savais impuissante dans ce corps blessé, morcelé, inanimé, dans lequel seul mon esprit qui souffrait des profondes plaies de ma chair était encore réellement vivant.


Enfin, des paroles qui me parvinrent embrumées par les autres sonorités métalliques, les cris rageux, les pleurs de terreur, avant que je sentes à mes côtés une présence dont je n'aurais su dire pour quelle raison je la perçus comme rassurante. Délicatement, comme s'il osait à peine me toucher de peur de me faire davantage souffrir, il me souleva du sol en me tenant dans ses bras tout en prenant soin de me brusquer le moins possible. Au fur et à mesure qu'il avançait, mes blessures dont la douleur lancinante se faisait plus vive à chacun de ses pas semblaient une torture qui me ramena lentement vers la conscience.

Soudain, une brise légère vînt frapper mon visage et le doux parfum des lys du jardin familial parvînt à mes narines : mes sens se réveillaient, le nectar sanguin lui continuait à abandonner mon corps à s'éteindre en provoquant des tourments qui devenaient de plus en plus insupportables... Grâce à un effort immense, je parvins enfin à ouvrir mes yeux pour contempler celui qui me portait de manière si tendre : lorsque mon regard croisa le sien alors je fus soulagée. Mes prières avaient été entendues, Nathaniel était sain et sauf. Des larmes vinrent couler sur mes joues quand je pensais au risque qu'il avait pris en restant aussi longtemps dans la demeure prise par les forçats et cela dans le but de me sauver. *Même si son aide sera vaine, je me promets de toujours veiller sur lui : lorsque je ne serais plus ici bas je serais son ange comme il l'a été en tentant de me venir en aide dans cette débâcle* songeai-je non sans peur tandis qu'un pincement au coeur me rappelait que ses battements étaient sans doute compter à présent.

Arrivant à la lisière du bois adjacent à la propriété de mon père, Nathaniel s'assit prudemment sur le sol tout en me gardant contre lui. Dans la voûte céleste, je pouvais apercevoir une dernière fois l'astre sélénien qui faisait resplendir sa lueur rassurante et apaisait mes angoisses.

- Na-tha-niel... murmurai-je de manière saccadée sous l'effet de la brûlure interne des plaies.

Un bruissement se fit alors entendre dans les buissons. Même si la terreur m'envahit pendant quelques secondes, je ne pus bouger : trop affaiblie, vulnérable... Mais celle-ci fut obsolète dès que j'aperçus du coin de l'oeil Catherine émanant de la forêt. Sous cette lumière nocturne, elle paraissait si belle, irréelle et un bonheur immense m'emplit lorsque je pensais que les deux personnes les plus chères à mon coeur, l'une par son soutien sans faille et l'autre pour sa bonté sans limite, avaient survécu au massacre. Un fin sourire se posa sur mes lèvres mais cette simple action me devenait trop pénible...

Une conversation s'engagea alors entre Catherine et Nathaniel, étrangement ils semblaient se connaître... *Je n'en peux plus, c'est trop dur, trop douloureux* me surpris-je à songer quand mon corps tout entier trembla violemment. Cela m'empêcha d'entendre la conversation qui venait de s'engager entre les deux personnes chères à mon coeur qui visiblement s'affrontaient sur un sujet délicat dont je ne comprenais les termes tant leurs paroles me semblaient prononcées à une allure anormale... Ou peut-être est-ce moi qui était en train de sombrer...

Renonçant à lutter encore, les larmes chaudes qui frôlèrent ma peau semblèrent presque me brûler tant le froid commençait à envahir chaque parcelle de mon corps meurtri dont les tremblements saccadés commençaient devenir impossibles à maîtriser. A la fois soulagée de savoir que bientôt nulle souffrance ne m'atteindrait plus et apeurée de ce qu'il allait advenir dans cet Après, je posai mon regard une dernière fois dans celui de Nathaniel et lui demandait une ultime promesse :

- Prenez soin de vous, Nathaniel... Et ne cessez jamais de chercher le bonheur, vous le méritez... lui dis-je avant de tousser en sentant un goût amer monter à ma bouche et mes lèvres.

Ma respiration devenait beaucoup trop difficile, le sang devait avoir gagné mes poumons, tout était fini...

Je décidai alors de partir avec sérénité, et dans un effort dont je savais qu'il sera le dernier je posai ma main lacérée, ensanglantée, sur le visage de Nathaniel et lui adressait un dernier sourire : sans doute le plus angélique et le plus vrai que j'eus esquissé dans toute ma vie...


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MessageSujet: Re: Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=- Sam 19 Mar - 14:10

Sa promise mourante, son univers agonisant, Nathaniel était cependant très occupé à discuter avec la dite Catherine tout en regardant Eléanore d’un air des plus inquiet à la vue de sa blessure qui l’emporterait d’ici quelques minutes sans doute. Même au seuil de la mort, elle était toujours aussi belle malgré la pâleur de son visage.


Il voulait la sauver, et ça à tout prix mais … La seule chose qui pouvait la sauver, il n’était pas capable de la faire, le seul acte qui pourrait lui permettre de rester avec elle, il ne pouvait se résigner à le faire ; voilà le débat qui animait la vive conversation entre Catherine et Nathaniel, tandis qu’Eléanore le fixait encore, à peine consciente, murmurant des paroles à peine audible adressées à son fiancé, l’appelant par son prénom, son murmure tel un soupir …

- Na-tha-niel...
murmura t’elle de manière saccadée par la douleur que lui infligeait ces blessures mortelles.
- Prenez soin de vous, Nathaniel... Et ne cessez jamais de chercher le bonheur, vous le méritez... lui dit elle avant de tousser, laissant ainsi un peu de sang s’écouler d’entre ses lèvres pourpres.

A ces mots, Nathaniel « eu le sang glacé », c’était là un adieu que lui faisait Eléanore, elle avait perdue tout espoir de survie, et Nathaniel était en train de perdre avec elle tout amour pour l’existence avec tout l’amour et la tendresse qu’il pouvait bien lui porter.

-Ne renoncez pas Mlle Eléanore, il faut vous battre lui dit il d’une voix grave et triste, essayant sans doute de se convaincre lui-même. Il marqua alors une pause, la contempla agonisante en train de lentement s’éteindre.


Je …. Je vais la perdre pour toujours, et toujours signifie de maintenant jusqu’à la fin des temps, à travers tous les âges, je serais seul à chaque seconde, je serais reclus dans cette dévorante solitude année après année … Mais je ne me permets pas de lui imposer « ça » et de toute façon j’en serais incapable, mon attrait pour son sang est bien trop fort je ne ferais que l’achever…


Les arguments ne faisaient que d’enchainer dans la tête de Nathaniel, tentant en vain de peser le pour et le contre, et cherchant du mieux qu’il pouvait du courage, le courage de la transformer et ainsi de lui donner peut être une chance de survie, ou le courage de devoir affronter seul le temps et les méandres de son cœur figé à jamais n’ayant pas trouvé son âme sœur.

Échangeant sans cesse des regards entre Catherine et la jeune femme mourante, il finit alors pour s’arrêter, posant son regard sur les lèvres entre ouvertes d’Eléanore, laissant échapper un fin filet de sang et démontrer par leurs vas et viens réguliers le signe d’une légère respiration encore présente …
Faisant un léger signe de la tête à Catherine, il approcha alors la tête d’Eléanore et lui murmura, une larme à l’œil :

-S’il vous plait, pardonnez-moi …


A ce moment là, Nathaniel approcha lentement sa tête de la sienne, et il finit par l’embrasser lentement et avec douceur tandis que Catherine s’étant également approchée, s’apprêtait à la tenir au moment fatidique. Le baiser fut long, Nathaniel dû résister à la tentation de la mordre, aussi horrible soit elle … Lorsque le baiser prit fin, un peu du sang présent dans la bouche de la jeune femme se retrouva sur le bout de la langue et sur les lèvres de Nathaniel, il continua cependant à l’embrasser doucement sur la joue, puis descendit jusqu’au cou, luttant contre cette délicieuse odeur puis arrivé au cou, un léger baiser fut suivit d’une morsure rapide …

Cette tentation, cette odeur, il aurait pu en devenir fou, il s’écarta brusquement d’Eléanore et mit une main devant son nez et sa bouche afin de sentir le moins possible l’odeur irrésistible. Le baiser de la mort à peine terminé, Catherine n’attendit pas davantage et commença à tenir la main de la a jeune femme qui allait véritablement vivre une descente aux Enfers … A côté, Nathaniel luttait contre l’appel du sang, la brûlure de sa gorge était devenue insoutenable, il tentait cependant vainement de reprendre ses esprits et de se contrôler afin qu’il ne risque pas dans sa frénésie d’achever la jeune femme avant que le venin n’ait fait son effet …
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Le funeste jour d'une naissance [Pv Nathaniel/Eléanore] -=FINI=-

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