Twilight Lunaison est un forum de rpg qui poursuit l'intrigue de Révélation, chapitre de la saga Twilight de Stephenie Meyer. Pour sa renaissance : une nouvelle intrigue, de nouveaux personnages, rejoignez-nous pour écrire l'histoire...
 

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Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI]

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MessageSujet: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Lun 10 Jan - 2:33

Nous étions une après-midi de juin, un de ces mois où selon toutes vraisemblances le soleil est censé faire resplendir dans le ciel ces plus belles lumières. Seulement aujourd'hui il en avait décidé autrement et j'avoue qu'avec les années je m'étais habituée à sa présence restreinte dans notre conté. J'avais toujours pensé que la mer toute proche devait être à l'origine de la brume qui incessante venait rôder le matin, ce qui provoquait bien entendu un temps en demi-teinte par la suite. Mais qu'importe...

Aujourd'hui, je n'avais guère le choix ni guère le droit de penser comme aurait dit mon père si dur, j'avais simplement le droit d'être belle et élégante pour qu'il puisse m'exiber comme sa plus belle perle : perle dont j'avais deviné, depuis quelques semaines, qu'il ne cherchait à présent qu'à marier. Rien que ce simple mot, la simple idée que je puisse épouser un quelconque duc pour une dotte et un honneur qu'espérait mon père me répugnait. Pour lui, me marier ne représentait qu'une ascension dans l'échelle sociale de la Grande-Bretagne, pour moi cela représentait une vie misérable cloîtrée entre les quatre murs d'un château qui serait davantage ma prison que mon lieu de résidence avec pour geôlier un mari que je n'aimerais point mais dont je devrais assouvir tous les caprices.

Une larme vînt glisser sur ma joue poudrée tandis que cette pensée me traversa l'esprit et que Catherine, ma gouvernante, tirait une énième fois sur les lacets de mon corset qui allait encore m'oppresser une journée de plus. Chaque journée semblait de trop pour moi depuis qu'ayant été surprise par mes parents, je ne pouvais plus aller et venir de la ville à notre demeure comme je le désirais : rendre visite et aider des gens du peuple, de "la populace" comme il disait, n'était soit disant pas convenable pour une jeune fille de mon rang... Baliverne ! Il tentait plutôt de m'enfermer dans une cage dorée dont j'espèrais désespérément qu'il existait une issue. Seulement je ne la trouvais pas et chaque jour je sentais se resserer autour de mon annulaire l'étau qui bientôt l'enserrait lui puis moi toute entière dans les sacrements du mariage.

Après quelques derniers ajustements, Catherine remonta sur moi la robe et ferma les agrafes qui la fermait à l'arrière avant d'annoncer :

- Une aussi belle demoiselle que vous ne devrait pas pleurer ainsi, regardez plutôt, me dit-elle en me conduisant devant le miroir de ma chambre.

Effectivement j'étais magnifique, je ne pouvais le nier. Ma robe blanche à crinolines me donnait une allure si élégante que j'en fus moi-même surprise. Je paraissais être un ange, oui, mais un ange en peine... Me reprenant, je souris à Catherine pour ne pas qu'elle s'inquiète : depuis toujours elle était mon seul réconfort lorsque j'étais bloquée dans la demeure de mon père le conte et je savais que je pourrais toujours compter sur elle, je l'aimais tant.

- Oui, tu as raison Catherine, cette robe est magnifique... J'espère seulement qu'elle n'attirera pas quelques prétendants...

Voyant mon regard se ternir, elle prit mon visage entre ses mains et me regardant face à face, elle me murmura :

- Vous serez heureuse mademoiselle, il faut que vous croyiez au bonheur pour que celui-ci vienne vers vous. Croyiez, tout finira par être comme il se doit.

Un sourire finit par éclairer mon visage suite à ses paroles. Elle était toujours si réconfortante, si prévenante, si gentille avec moi que je ne saurais ce que je serais devenue sans elle. Entendant l'horloge sonner midi en bas, je décidais de descendre à la réception en plein air que mon père donnait aujourd'hui suite à une de ses réussites dans je ne sais quel commerce portuaire. Néanmoins je ne doutais pas qu'elle serait aussi l'occasion pour lui de repérer les meilleurs partis pour sa fille...

Adressant un signe de tête à Catherine pour lui signifier que je descendais, ou plutôt que j'allais me jeter dans la gueule du loup, j'enfilais mes mitaines de dentelles en vérfiant une dernière fois mon maquillage dans un miroir. Je laissais mes longs cheveux ondulés voguer à leur guise, n'ayant pas le courage de me soumettre à une séance de coiffure.

Arrivée à l'extérieur où devait se dérouler le buffet, tous les invités étaient déjà présents. Je soupirais, soulagée de n'avoir eu à les accueillir un à un avec mes parents. Dès qu'il me vit, mon père me jeta un regard plein de reproches comme à son habitude lorsque j'essayais de mettre à mal ses stratagèmes pour me marier et il vînt à ma rencontre pour me présenter quelques uns de ces invités. Etrangement, tous ceux qu'il nous fit aller saluer étaient accompagnés de leur fils ce qui eut le don de m'agacer. Toutefois, pour faire plaisir à tous, je continuais à garder mon calme et mon faux sourire sur les lèvres en espérant que bientôt j'arriverais à m'éclypser.

Et miraculeusement cet instant arriva plus tôt que je ne l'aurais cru. Lassé par mon peu d'enthousiasme, mon père me laissa aller flâner au milieu des invités de sa petite fête. Cà et là, des buffets étaient dressés autour desquels les invités se pressaient et discutaient entre eux. Ce brouhaha incessant m'exaspérait, non pas par le bruit qu'il produisait mais par les frivolités dont il était question : *jamais je ne pourrais comprendre qu'on parle de mondanités et d'autres choses sans importance alors qu'un peu plus bas dans la ville des gens se meurent de faim* songeais-je.

Etant mise un peu à l'écart, je contemplais vaguement un groupe de lys qui malgré le soleil manquant à cette journée avait trouvé le courage d'éclore. Sa blancheur parfaite, cette sorte d'innocence... Voilà ce que j'avais peur de perdre au fond avec ce mariage précipité avec un homme que je connaitrais pas ni n'aimerait...

Ainsi perdue dans mes bien tristes pensées, je n'entendis même pas quelqu'un s'approcher de moi.

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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Mar 11 Jan - 1:41

Le pays du grand Shakespeare … Voici que Père m’avait emmené avec lui pour célébrer je ne sais quel triomphe commercial … Quelle perte de temps, tout ça afin de saluer des gens que je ne connais pas, pour parler avec des hommes prétentieux et avides de leur personne, je me demande bien ce que Père avait en tête en me prenant avec lui.

Pendant qu’il pensait, Nathaniel était emmené dans une grande salle de réception d’un château d’un petit comté Britannique. De nombreux convives étaient présents, des hommes de l’âge de son père, ainsi que leurs épouses, d’autres personnes qui se trouvaient surement être leurs amis, leurs enfants … Tendis qu’il sortait la salle se dirigeant vers les jardins, il s’arrêta alors à la vue d’une personne ou plutôt … un ange.
Belle comme un matin de printemps, elle portait une ravissante robe blanche en dentelle qui lui donnait cette allure d’être céleste et mettant ainsi son visage et sa délicate silhouette en valeur, une peau blanche et d’aspect si douce, des lèvres fines et bien dessinées, des courbes harmonieuses, le tout enluminé par un visage radieux et plein de douceur.

Elle est vraiment magnifique … Et elle semble pourtant si seule, pensa t’il en la voyant seule dans la grande salle de réception. Tendit qu’il la regardait de la sorte, Nathaniel se dirigea vers elle. Elle se trouvait à ce moment dos à lui. Il ouvrit alors la bouche, en laissant sortir quelques mots d’une voix suave et douce et affichant un sourire radieux :

-Bonsoir mademoiselle. Je n’ai pu m’empêcher de remarquer votre isolement dans une telle soirée. Je me présente je me nomme Nathaniel, je suis le fils de Mr d’Amboisie, que vous pouvez apercevoir là bas. Permettez-moi à présent de vous complimenter pour votre exceptionnelle beauté ; vous êtes plus resplendissante que la lumière du jour quant à vos yeux ... On dit qu'ils sont les reflets de l'âme, leur exceptionnelle présence reflète dans ce cas une âme de la plus grande pureté et de la plus grand noblesse ...



Tachant de son mieux de sourire, Nathaniel admirait intérieurement la jeune femme, tant de beauté et de grâce, il n’avait que rarement eu l’occasion de voir tant de pureté émaner du visage d’une mortelle. Mais … Il se ravisa, l’imaginant comme bon nombre de jeunes femmes qu’il avait rencontré jusqu’à présent : belle, mais si fragile et creuse, sans aucune once de cœur ou aussi volatiles que des moineaux …
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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Mar 11 Jan - 3:17

Rêveuse, ou plutôt devrais-je dire perdue dans mes pensées, je n'avais pas entendu le jeune homme s'approcher de moi. Ainsi ce fut sa voix que je connus tout d'abord de lui avant d'apprécier les traits de son visage :

-Bonsoir mademoiselle. Je n’ai pu m’empêcher de remarquer votre isolement dans une telle soirée. Je me présente je me nomme Nathaniel, je suis le fils de Mr d’Amboisie, que vous pouvez apercevoir là bas. Permettez-moi à présent de vous complimenter pour votre exceptionnelle beauté, vous êtes plus resplendissante que la lumière du jour.

Malgré ses quelques paroles qui avaient déjà eu le don de m'exaspérer par leur niaiserie et leur convenance superflue, je me retournais dans le seul but de découvrir la personne à laquelle appartenait cette voix au timbre si particulier et extrêmement agréable à mes oreilles. Lorsque mes yeux se posèrent sur lui, je remarquais que le jeune homme n'avait pas qu'été gâté sur le plan vocal : ses traits étaient parfaits, sa peau d'une blancheur sans pareille et ses yeux d'une étrange couleur noire aux reflets rubis... Tout chez lui semblait irréel et pourtant il se tenait là devant moi.

Je secouais légèrement la tête, presque imperceptiblement, pour me remettre les idées en place le temps de me rappeler la teneur de son discours de présentation qui m'avait semblé si dénué de sens. Des compliments j'en avais été couverte depuis mon arrivée à cette fête et plus de la moitié des plus beaux partis de Grande-Bretagne avaient embrassé ma main pour me témoigner leur admiration... Quel idiotie, je n'étais pas de ces demoiselles qu'on séduit par des frivolités. Néanmoins je me devais de faire un effort de bienséance en cet instant même si le simple effort d'ouvrir ma bouche pour répondre à cette badinerie m'agaçait.

Posant sur mes lèvres un sourire tout aussi illusoire que ceux que j'avais arborrés depuis le début de cette réception, je lui dis :

- C'est très charmant de votre part, sir D'Amboisie. Permettez-moi de me présenter, je suis la fille de Lord Mc Ashton, Eléanore. [/b]

Espérant que cette courte entrevue suffirait à ravir son ego sans doute aussi surdimensionné que ceux de tous les fils de la bourgeoisie présents ici, je décidais après une seconde de réflexion et de silence de tenter de m'échapper de sa compagnie : non pas que celle-ci me soit désagréable mais je ne désirais pas m'entendre vanter ma beauté une fois encore.

- Croyez bien que vos compliments me vont droits au coeur mais je préfèrerais rester seule. Veuillez m'excuser.

Sans attendre de réponse de sa part et bien que je sus pertinnement que cela était inconvenant, je tournais talons et partait seule un peu plus loin en direction de notre jardin aux milles variétés florales encore préservé des festivités paternelles.

Une fois arrivée dans celui-ci je n'entendais plus qu'un léger bourdonnement, le brouhaha de paroles sans âme allait pouvoir continuer là-bas au loin sans moi. Exténuée d'avoir dû cacher ma tristesse tant de temps, une larme coula le long de ma joue tandis que je réprimais un sanglot silencieux. Je fermais alors les paupières et pris une profonde respiration en tenter désespéremment de détendre mon esprit lorsqu'un brise légère vînt caresser mon visage et faire virvoletter mes longs cheveux châtains. A ce moment-là, me sachant seule, je me sentais plus libre que je ne l'avais jamais été, mon seul désir étant que ce moment dure l'éternité.

Seulement la réalité devait toujours me rattraper, dure et impassible elle ne pouvait laisser place à mon rêve... Mes yeux se réouvrirent alors lentement tandis qu'un bruit derrière moi me fit douter de mon état de solitude...



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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Mar 11 Jan - 5:22

Tandis que je l’observais en silence, attendant de sa part le moindre signe d’approbation, mais il n’en fut rien. Mes sens aiguisés, ma vision entrainée pouvait discerner certaines choses que les humains ne pouvaient pas percevoir. Si l’expression de son visage montrait un radieux sourire, ses muscles semblaient crispés, ses yeux légèrement plissés : elle se forçait à sourire, peut être même avait elle envie de pleurer …
Elle répondit alors au jeune vampire en souriant :

- C'est très charmant de votre part, sir D'Amboisie. Permettez-moi de me présenter, je suis la fille de Lord Mc Ashton, Eléanore.



Une réponse aussi charmante que sa personne et pleine d’audace … Dommage, le ton de sa voix semble sonner faux, serait ce mon imagination, ou alors un fait semblant confirmer ma conjoncture quant à son état d’esprit et à son humeur ?...

Nathaniel était perplexe, mais il n’en dit rien. Il tacha simplement d’effacer quelque peu son sourire tandis que la jeune femme ouvrit de nouveau la bouche, laissant s’échapper quelques mots, doux sons résonnants aux oreilles du vampire, déjà charmé par tant de grâce et de beauté :

- Croyez bien que vos compliments me vont droits au cœur mais je préfèrerais rester seule. Veuillez m'excuser.


La jeune femme s’éloigna donc de lui en tournant rapidement les talons, se dirigeant vers une autre partie du jardin. Nathaniel pouvait sentir énormément d’odeurs, d’efflux portés par le vent, provenant de cette direction : sans doute la partie florale du jardin. Toutes sortes d’essences venaient caresser et charmer mon odorat, Nathaniel était complètement subjugué, éprit de ces senteurs si envoutantes. Etrangement, celles-ci éveillaient en lui quelque chose ressembler à de l’appétit, du désir, une passion et une envie qu’il avait bien du mal à réprimer…

Nathaniel quelque peu étourdit par toutes les sensations qu’il éprouvait à la fois, par l’intensité de ses appétits. Il s’interrogea alors en son fort intérieur.

Ces sensations … Ce ne sont pas les fleurs, je ne les ai ressentis que lorsque j’ai … Nathaniel venait de comprendre : ce parfum qu’il trouvait si enivrant, cette odeur qui éveillait en lui une telle passion, ce n’était pas les fleurs, mais la personne qui devait sans doute marcher parmi elles, à savoir, très certainement Eléanore puisqu’elle était la seule personne qu’il avait vu se diriger dans cette direction. Il ne l’avait tout simplement pas remarqué avant car, en présence de tant d’humains et en particulier de jeunes femmes il évitait de trop utiliser son odora, de peur d’être tenté par de si belles chairs.

Reprenant alors ses esprits, Nathaniel emboita le pas et parti également dans cette même direction d’un pas léger et rêveur. Arrivé dans la dite partie florale du jardin, il ne put s’empêcher d’admirer le nombre d’espèces de fleurs, de buissons odorants, d’arbres fruitiers qui jalonnaient le chemin. Cependant, quelque chose attira son regard plus que le reste du jardin : un magnifique Lys, d’un blanc immaculé était perdu dans la masse du parterre de fleurs. Nathaniel se pencha alors, délicatement et de sa main l’effleura doucement, se réjouissant de voir que parmi toutes les fleurs similaires d’un même jardin, une avait réussi à attirer son attention par sa beauté et sa pureté, il suffisait juste de lui donner sa chance ; d’observer cette ensemble de couleurs et de formes, pour finalement apercevoir au milieu de cette océan de fleurs différentes, et pourtant toutes les mêmes, une fleur plus blanche et plus odorante que les autres, ne demandant qu’à être cueillie.
Finalement, après l’avoir contemplé pendant quelques instants, Nathaniel la cueillit avec délicatesse et douceur, l’approchant de son visage afin d’en sentir une nouvelle fois le parfum. Comme hypnotisé, il reprit la route pensait le mener vers cette si alléchante odeur, à savoir celle d’Eléanore très certainement.


Nathaniel la trouva enfin, se tenant parmi les fleurs comme l’une d’elles. Une si belle fleur, si douce et fragile. En dépit de la distance les séparant encore, Nathaniel aperçu une larme perler sur la joue de la jeune femme ... Elle pleurait, il ne s’était donc pas trompé, la tristesse habitait donc bien cette si jolie fleur. Il restait en retrait, pendant quelques instants n’osant approcher et la déranger. Finalement, intérieurement tiraillé et déchiré par ses appétits, il céda et s’approcha doucement laissant échappant un soupir et s’exprimant :

-Ce jardin est splendide, tant de variétés de fleurs et de plantes et tant d’agréables senteurs présentes … Tendit que la jeune femme s’était tournée vers lui, il la regarda de même. Excusez-moi de vous déranger de la sorte mademoiselle Eléanore, il semblerait que je me sois perdu moi-même, bercé par la beauté et les charmes de ce jardin. Un endroit réellement magnifique, très calme et reposant. J’espère que vous me permettrez, d’exprimer en ces lieux quelques vers :

Porté par le vent c’est en ces lieux que mon regard s’est posé,
Devant cette blancheur immaculée mon âme est restée subjuguée,
Que mes yeux aient pu admirer tant de pureté en une fleur rassemblée,
En espérant que ce seul instant durant sera pour moi une douce éternité.



Tout en prononçant ces mots, Nathaniel s’approcha de la jeune femme et lui tendit doucement le Lys blanc qu’il avait précédemment cueilli, espérant de sa part un quelconque signe d’approbation.
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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Mar 11 Jan - 19:42

Un soupir... Désormais cela était certain, je n'étais pas seule au milieu du jardin, pourtant à cette heure-ci et vu la réception donnée plus loin aucun domestique ne devait y faire de travaux et aucun invité ne se serait permis de venir ici, du moins c'est ce que je croyais.

Toutefois le flot de paroles qui fut prononcé me rappela immédiatement ce timbre de voix si particulier, séduisant et dangereux à la fois, du jeune homme qui m'avait accosté plus avant. Je me retournais dans sa direction sans tarder alors qu'il prononçait ces phrases à mon attention :

- Ce jardin est splendide, tant de variétés de fleurs et de plantes et tant d’agréables senteurs présentes … Tandis que je m’étais tournée vers lui, il me regarda de même.

Décidémment celui-ci ne manquait pas de toupet ! J'avais pourtant signifié clairement que je préfèrais rester seule et malgré ma volonté affichée de quitter cette fête et par la même occasion tous les invités sans vergogne qui s'y étaient réunis il m'avait suivi. Cette dernière pensée me fit frissonner pour je ne sais quelle raison, peut-être simplement parce que je n'aimais pas être prise au dépourvu... Seulement dans le cas présent quelque chose en lui m'effrayait, bien plus que chez les autres jeunes hommes qui se disputaient ma main une sorte d'attirance malsaine paraîssait l'habiter : n'était-ce qu'une pure invention de mon esprit ? Je ne pouvais le dire. Mais ses yeux aux reflets de grenat m'intimidaient.

Me reprenant, j'écoutais patiemment son discours en essayant de ne rien laisser paraître de ma contrariété quant à sa présence et son empressement à mon égard :

- Excusez-moi de vous déranger de la sorte mademoiselle Eléanore, il semblerait que je me sois perdu moi-même, bercé par la beauté et les charmes de ce jardin. Un endroit réellement magnifique, très calme et reposant. J’espère que vous me permettrez, d’exprimer en ces lieux quelques vers :

Porté par le vent c’est en ces lieux que mon regard s’est posé,
Devant cette blancheur immaculée mon âme est restée subjuguée,
Que mes yeux aient pu admirer tant de pureté en une fleur rassemblée,
En espérant que ce seul instant durant sera pour moi une douce éternité.


Vraiment il n'aurait pas pu faire pire que ces derniers vers, non pas que ceux-ci ne soit pas charmants, mais cela faisait bien longtemps que je ne croyais plus en ce genre de badinerie. Pour moi des vers ne valait rien, rien si on ne connaissait pas celui ou celle à qui on les adressait et ici c'était le cas : pour lui cela ne devait être qu'un jeu, une lutte pour obtenir la main d'une des plus resplendissantes filles de Lord... A ses yeux je ne pouvais qu'être un bon parti, une hypothétique épouse qu'il pourrait exposer tel un joyau dans son château et dont il n'hésiterait pas à se servir.

Rien de ce qu'il venait de faire ne me touchait, ce n'était pour moi qu'une coquille vide pleine de commodités, de préjugés et de mondanités. Aucun coeur ne pouvait être caché en lui, sinon il aurait respecté mon choix de m'isoler. Mes yeux devaient être emplis de reproches lorsqu'il me tendit un magnifique lys blanc que j'avais observé auparavant dans le jardin. S'en était trop, acceptant son cadeau sans sourir, je lui dis sur un ton plus dur que lors de notre premier échange :

- Etes-vous de ces fils de militaire ? Ceux qui sèmeront la mort sur leur passage dès qu'ils seront assez âgés pour tenir une arme ?

Interloqué par ma question, il ne répondit pas. Je profitais de cet effet de surprise pour lui donner le fond de ma pensée :

- Enfin peut-être pas... Après tout à voir la manière dont vous avez mutilé cette magnifique fleur en la retirant à sa Terre-mère vous n'avez nul besoin d'épée ni de carabine vous !

A cet instant, j'étais furieuse. En moi le masque que je m'efforçais tant de garder poser sur mes véritables émotions venait de tomber, trop de souffrance et d'exaspération avait eu raison de mon calme exemplaire.

- Que croyez-vous donc ? Que quatre vers de bon goût et l'assassinat honteux d'un être vivant me feront vous préférer à tous ces autres prétendants sans coeur qui discutent de frivolités là-bas ? dis-je d'un voix froide. Au fond vous ne valez pas mieux qu'eux, vous ne cherchez pas à me connaitre mais à me séduire... Enfin j'oubliais que notre noblesse bourgeoise c'est tout ce qui compte : l'apparence et le pouvoir !

Mon regard était tranchant, sans appel. Peut-être venais-je de me venger sur lui de toutes les dérives de la haute société mais cela était le cadet de mes souci : il le méritait amplement, comme tous ces baudets qui riaient et dansaient plus loin. Tous n'étaient que des infâmes créatures, des êtres vides de toute âme, de toute conscience, de tout espoir...


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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Mer 12 Jan - 1:52

Ma tirade à peine terminée, Eléanore prit le Lys sans montrer signe de satisfaction ou de reconnaissance, l’air froid et colère. Visiblement, mes agissements l’avaient contrariée … Intéressant, elle était donc bien comme je le pensais, différente des autres jeunes femmes creuses et frivoles de la bourgeoisie.


Eléanore lui adressa alors sèchement :

- Etes-vous de ces fils de militaire ? Ceux qui sèmeront la mort sur leur passage dès qu'ils seront assez âgés pour tenir une arme ?
- Enfin peut-être pas... Après tout à voir la manière dont vous avez mutilé cette magnifique fleur en la retira nt à sa Terre-mère vous n'avez nul besoin d'épée ni de carabine vous !
- Que croyez-vous donc ? Que quatre vers de bon goût et l'assassinat honteux d'un être vivant me feront vous préférer à tous ces autres prétendants sans coeur qui discutent de frivolités là-bas ?
dit elle d'un voix froide. Au fond vous ne valez pas mieux qu'eux, vous ne cherchez pas à me connaitre mais à me séduire... Enfin j'oubliais que notre noblesse bourgeoise c'est tout ce qui compte : l'apparence et le pouvoir !



Elle est hors d’elle, me traitant d’assassin pour lui avoir seulement offert cette fleur … Quel caractère, quelle grandeur d'âme, quelles sentiments forts : de la tristesse, de la colère, de la mélancolie … Pourquoi une jeune femme comme elle porte t’elle un tel fardeau ?



Nathaniel la regarda alors, contrit, voyant l’intensité des sentiments qu’elle éprouvait alors. Dominant son appétit et ses irrésistibles désirs, il afficha alors un léger sourire avant de se mettre lui-même à parler.

-Mademoiselle Eléanore, la première des choses évidentes, est que vous êtes une femme de goût, et d’un grand raffinement, vous avez l’esprit critique et éclairé concernant votre environnement, ce monde qu’est le notre …
Il détourna les yeux en disant ces mots, portant un regard vide vers l’horizon.
-Ensuite me concernant, permettez moi de vous dire que vous vous trompez. Je ne suis pas un fils de militaire, je suis encore moins intéressé par la guerre, les armes ou la violence mademoiselle.


Sa tirade fini, Nathaniel fit fasse à la jeune femme, s’inclinant légèrement devant elle en signe de respect et de soumission, cela fait il ouvrit de nouveau la bouche, parlant d’une voie calme et douce.

-Quant à cette belle fleure que vous tenez dans vos mains, il me semblait préférable de la cueillir et de vous en faire présent, en espérant que vous en prendrez soin tendit que la vie est encore présente en elle, plutôt que d’attendre quelques jours de plus et qu’elle ne finisse foulée aux pieds comme de la mauvaise herbe…

Ces dernières paroles prononcées, Nathaniel releva la tête, et regarda Eléanore droit dans les yeux, affrontant ainsi son doux visage devenu aussi dur que la pierre sous l’effet de la colère et du chagrin qu’elle éprouvait visiblement à cet instant.
Il sourit légèrement.
-Une chose est bien certaine cependant, vous êtes plus belle que jamais lorsque vous vous libérez de ces affreuses contraintes qui semblent vous opprimer. Je souhaite que vous puisiez vous en affranchir et que vous n’ayez plus à vous isoler, perdue dans vos pensées, des larmes perlant sur vos joues dans un si bel endroit. Heureux cependant que vous ayez appréciée mes vers, sur ces mots je vais me retirer si vous le permettez.


S’inclinant à nouveau légèrement vers la jeune femme respectueusement, il tourna les talons commençant à se diriger d’un pas léger vers l’endroit d’où il était venu.


Sa gorge le brûlait affreusement, il avait du mal à garder les pensées claires. Nathaniel ne pensait qu’à elle, son corps, sa chair, son sang … Le sang, le sang d’Eléanore l’appelait d’une façon quasiment irrésistible, et cette réaction avait été amplifiée par sa réaction violente à l’approche de Nathaniel. Se contrôler autant devenait dangereux, trop douloureux ainsi préféra t’il s’éloigner quelques temps d’elle laissant ainsi, il l’espérait tout du moins, le temps calmer un soupçon le cœur que cette jeune femme visiblement si agité et soumis à tant de contrainte et de tristesse …

-Oh j’oubliais, une dernière chose mademoiselle. La plus belle perle chez une femme n’est pas son visage, son sourire et l’agréable vue de ses formes ; c’est son cœur, et un cœur auquel elle reste fidèle, n’oubliez pas.


Peut être se sent elle seule, au milieu de ces courtisans, de ces sourires faux et creux … Finalement, elle me ressemble, qui suis-je parmi tous ces gens hormis un étranger ? Suis-je donc condamné à rester seul, errant sans fin parmi les hommes et leurs frivolités ?...
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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Jeu 13 Jan - 3:33

J'avais été trop loin, vraiment trop loin et j'en étais consciente. Seulement alors que je venais à peine de finir ma tirade, je ne m'en voulais d'aucune façon : mes pensées les plus profondes avaient enfin été exprimées et je dois avouer que cela me faisait bien. Honte à moi d'avoir été si insolente envers ce jeune homme que je connaissais à peine, je me jurais de faire repentance alors que mon esprit était enfin soulagé de bien des maux qu'il avait porté des semaines entières ou plutôt devrais-je dire des années ne songeaient qu'à sa sérénité temporaire...

Néanmoins le fait d'avoir fait subir ce déferlement d'humeurs à quelqu'un qui n'en était responsable qu'en partie me chagrina un instant avant que me revienne en tête ses propos, son attitude,... Alors je ne regrettais plus, du moins pour l'instant.

C'est cet instant qu'il choisit pour m'adresser sa réponse :

-Mademoiselle Eléanore, la première des choses évidentes, est que vous êtes une femme de goût, et d’un grand raffinement, vous avez l’esprit critique et éclairé concernant votre environnement, ce monde qu’est le notre … Il détourna les yeux en disant ces mots, portant un regard vide vers l’horizon.

Voilà désormais qu'il continuait ses sots compliments, *n'avait-il donc pas compris que ceux-ci ne m'atteignaient pas ? N'avait-il donc pas compris que mon coeur n'était point sensible aux flatteries mais seulement à la part de naturel enfouie en chacun de nous au plus profond de notre âme ?*
Toutefois sa réaction m'intrigua. Beaucoup d'autres auraient déjà tourné talons pour aller décrier mes manières tandis qu'il faisait l'exact opposé. Bizarrement, il commençait à m'intriguer.

-Ensuite me concernant, permettez moi de vous dire que vous vous trompez. Je ne suis pas un fils de militaire, je suis encore moins intéressé par la guerre, les armes ou la violence mademoiselle.

J'eus un petit sourire en coin : *croyait-il réellement que j'étais sérieuse lorsque cette phrase m'était sortie de la bouche ou veut-il uniquement me prouver qu'il n'est pas comme les autres ?*

Reportant son regard vers moi et me faisant à nouveau parfaitement face, il s'inclina légèrement ce qui me fit bougonner intérieurement tant ces convenances m'exaspéraient. Mais malgré cela, il continuait de m'intriguer, lui qui avait encore du respect pour moi après mes paroles sévères.

-Quant à cette belle fleur que vous tenez dans vos mains, il me semblait préférable de la cueillir et de vous en faire présent, en espérant que vous en prendrez soin tandis que la vie est encore présente en elle, plutôt que d’attendre quelques jours de plus et qu’elle ne finisse foulée aux pieds comme de la mauvaise herbe…

Ne montrant rien de mon approbation, je dus tout de même reconnaître que sur ce point il n'avait peut-être pas entièrement tord... Mais cela n'en était pas moins douloureux pour moi qui serait un jour cette fleur dont personne ne viendrait m'enlever pour que je ne finisses pas dans les bras d'un horrible amant que je n'aimerais pas... Mère me l'avait dit : j'avais toujours été bien trop idéaliste en croyant qu'on pouvait aimer dans ce monde où tout n'était que lier au pouvoir, à la fortune. Aujourd'hui je payais le prix de mes rêveries, rêveries que je ne regrettais pour rien au monde puisqu'elles seules avaient su m'emmener plus loin que les murs de ce château et qu'elles seules m'avaient donné l'esprit anguisé et humaniste que j'avais à présent.

Malheureusement la vie finissait toujours par vous rattraper. Mon regard continuait à se durcir sous l'implusion des douloureuses pensées qui peuplaient mes songes et je dus me résoudre à l'évidence : tout en moi n'était plus que souffrance, fantôme d'un rêve d'une vie heureuse que je n'aurais jamais.

-Une chose est bien certaine cependant, vous êtes plus belle que jamais lorsque vous vous libérez de ces affreuses contraintes qui semblent vous opprimer. Je souhaite que vous puisiez vous en affranchir et que vous n’ayez plus à vous isoler, perdue dans vos pensées, des larmes perlant sur vos joues dans un si bel endroit. Heureux cependant que vous ayez appréciée mes vers, sur ces mots je vais me retirer si vous le permettez.

Alors ça je ne m'y attendais pas. Immédiatement dans mes yeux une lueur : une lueur d'espoir. De tous les prétendants qu'ils m'avaient été donné de rencontrer celui-ci était le seul auquel j'avais l'impression qu'il était différent, en bien ou en mal je n'aurais réellement su le dire tant la douceur de ses dernières paroles et mes ressentis à son propos étaient contradictoires. Seulement, il y avait quelque chose en lui qui dénotait, qui me faisaitpenser qu'au fond il n'était peut-être pas comme eux tous.

Sa réaction semblait vouloir montrer qu'il compatissait à ma douleur ou tout du moins qu'il la respectait, et rien que pour cette raison un léger sourire se posa sur mes lèvres malgré les larmes qui coulaient doucement les longs de mes joues poudrées...

Alors qu'il s'en allait, que mon sourire s'était fâné et que mes yeux commençaient à se baisser, à nouveau perdue dans mes pensées, il m'interpella une dernière fois. Spontanéement, je relevais mes magnifiques yeux noisette vers lui, me demandant ce qu'il pouvait bien ajouter :

-Oh j’oubliais, une dernière chose mademoiselle. La plus belle perle chez une femme n’est pas son visage, son sourire et l’agréable vue de ses formes ; c’est son cœur, et un cœur auquel elle reste fidèle, n’oubliez pas.

Quelle surprise ses quelques paroles furent pour moi ! Moi qui pensait que personne ne pouvait me comprendre, je me retrouvais en compagnie d'un jeune homme qui avait réussi à me démasquer en moins de temps qu'il n'en avait fallu à tous ceux qui m'étaient chers pour comprendre ce qui se cachait réelleent au fond de moi... Une dernière larme vînt perler à mes yeux tandis qu'un léger sourire sur les lèvres je m'avançais vers lui avant qu'il ne parte plus avant.

- Vous avez bien raison... Mais ceci est tout aussi vrai pour le coeur des hommes, du moins ceux qui connaisse encore la véritable valeur de la vie et non ceux qui la gâche en de banales mondanités ou guerres inutiles.

Je soupirais avant de reprendre :

- La seule question torturant mon esprit est de savoir s'il est possible dans ce bas monde à deux âmes-soeurs de se rencontrer et de s'aimer... Malheureusement je crois bien que nous sommes condamnés à vivre une vie remplie de désespoir dont les esprits idéalistes et humanistes ne peuvent supporter la souffrance si ce n'est en perdant chaque jour une part d'eux-mêmes...

Posant mon regard dans le sien, je pus y déceler de l'intérêt mais plus que ma beauté il semblait avoir savouré chaque mot que j'avais prononcé comme s'ils représentaient autant pour moi que pour lui...*Non il fallait que j'arrête d'espérer, personne ne m'avait jamais réellement comprise et cela ne risquait pas de changer. Ne pas avoir d'espoir évitait les fausses joies et les chagrins qui les suivaient.*

C'est sur cela que je lui dis :

- Je m'en vais me retirer, ces fêtes ne m'ont jamais attirée et je dois avouer que je n'ai guère l'esprit à cela. Pardonnez-moi pour mon attitude de tout l'heure et je vous souhaite tout le bonheur que vous semblez tant attendre.

Sur ses dernières phrases, je regagnais paisiblement le château. Passant à proximité de mon père, celui-ci me fusilla du regard lorsqu'il comprit que je m'apprêtait à faire faux-bond à ses projets, mais qu'importe je me moquais de lui, des convenances et de sa fête. Ma seule envie était de m'asseoir au bord de la fenêtre de ma chambre, mon esprit perdu quelque part à l'horizon et vivant ce que je pensais être ma seule liberté...et sans doute réellement la seule qu'il me resterait bientôt, après le mariage...





[HRP :
Je pense que tu postes sans doute encore une fois pour exprimer ce que Nathaniel a ressenti à propos des paroles d'Eléanore avant qu'on ne le déclare fini et qu'on continue la visite du passé de nos deux personnages ? Smile
Je commencerais le prochain topic dès que tu auras répondu ici, oki ? A moins que tu ne préfères le faire bien sûr, mais comme je sais que tu as beaucoup de boulot je me propose.]


***************************

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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI] Ven 14 Jan - 1:35

Venant de prononcer ces derniers mots, Nathaniel continua de s’éloigner de son lieu de rencontre avec Eléanore, le cœur en peine et sa soif de sang à la limite du contrôlable …

En dépit de mes précédents dires, Eléanore avait finalement l’air troublée, quelque peu déboussolée. Cependant, il en fut de même pour moi, après les paroles qu’elle prononça tandis que je m’éloignais d’elle :

«- Vous avez bien raison... Mais ceci est tout aussi vrai pour le coeur des hommes, du moins ceux qui connaisse encore la véritable valeur de la vie et non ceux qui la gâche en de banales mondanités ou guerres inutiles. »
« - La seule question torturant mon esprit est de savoir s'il est possible dans ce bas monde à deux âmes-soeurs de se rencontrer et de s'aimer... Malheureusement je crois bien que nous sommes condamnés à vivre une vie remplie de désespoir dont les esprits idéalistes et humanistes ne peuvent supporter la souffrance si ce n'est en perdant chaque jour une part d'eux-mêmes... »

Quelles paroles louables et pleines de sens pour moi … Une chose était maintenant absolument certaine : elle était bien celle que je pensais, et nous nous ressemblions sans doute plus qu’elle ne le croyait encore … Dans ce grand moment entremêlé de joie et de réconfort, je fis vite ramené à la réalité par ma gorge brulante et cette impression de cisaillement dans les entrailles tellement l’appel de son sang était devenu fort … Je n’en pouvais plus, je devais partir maintenant. C’était de toute façon préférable, sans doute réfléchira t’elle encore à notre conversation, laissant fleurir quelques bourgeois ayant pris vie dans son esprit, qui en s’épanouissant donneront de magnifiques fleurs …

Quelle vision … Elle ressemblait plus que jamais à un ange, dans cette robe blanche en fine dentelle, tenant de ses deux mains cette fleur que je venais de lui apporter et me regarder du plus profond de son âme au plus profond de mon âme … J’avais, la sensation d’être complètement à découvert face à elle, d’une vulnérabilité telle que mon être tout entier, mon corps, aurait pu se briser rien qu’en étant éraflé par l’un de ses longs et doux cheveux …



Il était cependant plus que temps pour Nathaniel de partir, la soif devenant intenable, celui-ci commençait à avoir du mal à structurer ses pensées, à penser à autre chose que la prendre dans ses bras en l’enlaçant tendrement par la taille pour finalement planter avec douceur ses crocs dans son cou mince et blanc à la douceur du velours.


Tout en regardant le jeune homme, Eléanore ouvrit encore la bouche, laissant s’échapper quelques légers soupirs formant de doux mots qui retentirent à ses oreilles :
- Je m'en vais me retirer, ces fêtes ne m'ont jamais attirée et je dois avouer que je n'ai guère l'esprit à cela. Pardonnez-moi pour mon attitude de tout l'heure et je vous souhaite tout le bonheur que vous semblez tant attendre.

La regarda finalement s’en aller en première, le jeune homme pensa alors quelques mots, quelques douces paroles qu’il aurait sans doute tant aimé avoir l’occasion de dire à la jeune femme, avant qu’elle ne s’en aille …


A peine partie, elle me manque déjà tant … A peine connue, je ne peux déjà plus me passer d’elle … Lui ayant à peine parlé, j’éprouve déjà tant de mal à taire ce que je pense et ressent d’elle …



Quand, quand la reverrais-je enfin ? Je vivrais chaque seconde jusqu’à cet instant comme si chacune d’elle était une heure, me condamnant au final à une éternité de solitude ...
Pensa t'il en la regardant partir.




[FIN]

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MessageSujet: Re: Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI]

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Une rencontre peut bouleverser une vie [Pv Eléanore et Nathaniel] - [FINI]

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